Nowhere Man

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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 10/06/03 13:21
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Retenant mon souffle, je me mis à avancer lentement vers le disque. Une fois proche de lui, je stoppai pour l'examiner plus attentivement. Ses flammes étaient de plusieurs couleurs et semblaient ne dégager aucune chaleur. J'avançai prudemment la main afin de mieux juger de cela, quand le disque se mit également à bouger, et se dirigea lentement vers un nouveau tunnel situé sur la droite.
Après une seconde d'incertitude, je fis quelques pas dans cette direction, et il se mit à accélérer. Je dus courir pour pouvoir suivre le rythme. Le disque me donnant à la fois la lumière et la direction à suivre, je rangeai précipitamment la fiole de lumière et la boussole dans ma sacoche, afin d'être plus libre de mes mouvements.
Cette poursuite dura ainsi une dizaine de minutes. La fatigue commençait à me gagner, et soutenir ce rythme m'était de plus en plus pénible, quand le disque freina brusquement, à tel point que je faillis entrer en contact avec lui. Lui et moi nous trouvions maintenant à l'entrée d'une vaste salle, où selon toute apparence, un horrible carnage avait été perpétré a une époque reculée.
D'innombrables squelettes jonchaient la piece. Certains étaient ceux de gigantesques guerriers couverts d'armures, d'autres appartenaient à des créatures de constitution moins robuste, dont quelques-uns me paraissaient avoir été des prêtres. Les ossements jetés pêle-mêle rendaient ma progression difficile, mais le disque avançait très lentement, peut-être pour que je ne le perde pas. Je jetai de fréquents regards aux corps, m'attendant presque à les voir se relever. Beaucoup portaient le Signe comme emblême, mais certains arboraient des têtes de loup cornues.
Cependant, l'un d'entre eux sortait de l'ordinaire: à l'autre bout de la salle, confortablement installé sur une pierre pres d'une sorte d'autel, se trouvait le cadavre momifié d'un homme. "Un seul humain en trois siècles a reussi avant toi à atteindre le mont Kolu", avait dit le petit être de ce matin. C'était probablement de lui dont il parlait.
Je me détournai un moment de la voie tracée par le disque pour m'approcher de lui. A l'évidence, cet homme s'etait suicidé. Sa main droite était encore crispée sur le long couteau à la lame dentelée qu'il avait plongé dans sa gorge. A ses pieds gisait un étui de cuir. Je le ramassai: il était d'une excellente facture et devait renfermer des objets précieux. Je l'ouvris assez facilement et y trouvai deux livres en assez bon état, quoique vieux. Le premier était un ouvrage très ancien rédigé dans une langue inconnue, par contre, l'autre était un carnet aux pages jaunies, où cet homme devait tenir son journal. Un bref regard me permit de voir qu'il etait rédigé en une langue assez proche du Shorya, dont j'avais quelques notions.
Mais soudain, alors que j'étais en train d'essayer de déchiffrer quelques lignes, l'ombre envahit la pièce. Le disque avait poursuivi sa route et était sorti de la pièce, et le peu de lumière qui y entrait encore faiblissait rapidement. Je remis l'examen des livres à plus tard et les rangeai dans leur étui avant de me précipiter vers la lumière.
Je débouchai dans un cul-de-sac. J'eus juste le temps de voir le disque atteindre le mur du fond, et disparaître aussitôt, plongeant le couloir dans l'obscurité. Je repris alors la fiole de lumière, et l'élevant, je pus examiner à loisir le tunnel. Ses parois étaient decorées de nombreuses fresques richement peintes. Je tournai alors mon regard vers l'endroit où j'avais vu le disque pour la dernière fois et je pus contempler une immense dalle. Le Signe était gravé en son milieu.
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Hmm, un peu long, ce passage. J'aurais peut-etre du couper plus tot. Enfin, ce qui est fait est fait.
Merci d'avance, Oph.
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Dernière mise à jour par : Oph le 17/06/03 08:13
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 16/06/03 15:07
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J'avais la certitude que le disque m'avait indiqué le chemin de la Source. Il me fallait donc passer à travers la dalle, mais comment faire? D'après sa taille, elle devait peser certainement plus de 2 tonnes. Par acquit de conscience, j'essayai tout de même de la pousser de toutes mes forces. Elle ne bougea pas d'un millimètre.
Désespérée, je m'assis par terre, me demandant quoi faire. "La Source ne s'ouvre qu'à ceux qui ont foi en elle" avait dit la voix. Cela avait un lien avec l'ouverture de cette dalle, j'en avais le pressentiment. Mais cette énigme me paraissait impossible à résoudre.
Je restai assise pendant un certain temps, après quoi, mue d'une inspiration soudaine, je décidai de tenter un nouvel essai. Je fis le vide dans mon esprit et me concentrai sur la seule pensée de la Source. "La Source. La Source. Elle existe et je dois à tout prix la trouver. La Source".
Je me levai tout en ressassant ces mots et je me dirigeai vers la dalle. Je me mis à la pousser, mais sans plus de résultats que la première fois. Désespérée, je me laissai tomber à terre. C'est alors que j'entendis dans le lointain un clapotis.
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Dernière mise à jour par : Oph le 17/06/03 08:18
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 18/06/03 11:09
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<SHAZAM, BN le casseur de récit est arrivé!!! >
Le clapotis augmentait en intensité, et devenait de plus en plus fort. J'avais la tres nette impression qu'il venait de sous la dalle, mais je ne comprenait pas pourquoi. Je me relevai donc, et essayai encore une fois de soulever cette stupide dalle.
Sans plus de succes. Alors je me trainai quelques metres plus loin, et m'affalai contre une paroi. Je restai couché quelques minutes, tandis que le clapotis devenait sans cesse plus obsedant.
Alors la, je commencai a paniquer. Soudain, je repensai au livre que j'avais lu quelques temps auparavant. Un livre fou et maudit, un livre qui ne traitait que de monstres et de divinités toutes plus horribles les unes que les autres, du genre qui ont une face aussi belle qu'un cul de crapeau.
Et je me mis vraiment a paniquer. Dans un mouvement déserpéré, je repoussai la dalle avec mes pieds, et celle ci coulissa sans mal.
Alors je repliai mes jambes, m'attendant a voir une tentacule verdatre sortir de ce trou, mais rien ne se passa. Je reflechit longuement. Pourquoi cette dalle s'etait elle ouverte alors que je crevai de trouille???
Et soudain je fus pris d'une crise de fou rire. Je faisait fausse route depuis bien longtemps. On ne m'avait pas dit: "La Source ne s'ouvre qu'à ceux qui ont foi ", mais "La Source ne s'ouvre qu'à ceux qui ont les foies"!!! 
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 19/06/03 15:28
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Au-delà de la dalle s'étendait un couloir obscur. Toujours éclairée par la fiole lumineuse, je repris mon chemin. J'aboutis bientôt à un escalier en colimaçon. Pouvais-je faire autre chose que le descendre? Non.
Les marches étaient mal taillées, glissantes et je craignais à chaque instant de trébucher et de faire une chute fatale dans cet escalier qui semblait sans fin. Après une longue descente, plus assoiffée et fatiguée que jamais, j'aperçus enfin une lueur rougeâtre. Une dizaine de marches plus bas, et ce fut la fin de l'escalier qui m'apparut.
Excitée, je me mis à courir pour sortir au plus vite de cet endroit. Bien mal m'en prit, car une marche manquée me fit tomber. Instinctivement je me repliai sur moi-même afin d'amortir la chute. Je parcourus de cette manière le reste de l'escalier, ainsi que quelques mètres dans la salle ou il débouchait.
Quelques secondes me suffirent pour retrouver mes esprits. D'abord, je fis un constat des séquelles de la chute. A part quelques contusions sans importance, j'étais indemne. La salle était vaste, très chaude et baignée d'une lumière rouge, et au loin, une construction était visible. Je me relevai péniblement, essayant de distinguer ce que cela pouvait être.
Une fois debout, je réalisai que je me trouvais sur une sorte de pont naturel, de largeur variable, au-dessus d'un lac de lave, d'où la chaleur et la couleur que j'avais observées, et que ma chute m'avait menée jusqu'a cinq centimètres seulement du bord. Cette constatation m'invita à etre plus prudente dorénavant. Je commençai alors la traversée du pont.
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Dernière mise à jour par : Ourgh le 28/07/03 15:41
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 19/06/03 19:19
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Ma progression était rendue difficile par l'irrégularité du sol. Le pont était glissant ce qui m'obligeait à me contorsionner pour garder mon équilibre. Mon corps endolori par la récente chute dans l'escalier protestait vigoureusement.
Arrivée à grande peine au sommet de l'arche que formait le pont, je commençais à voir mon horizon tanguer. Une vive douleur me saisit soudain la poitrine, et me fit perdre mon équilibre. Mon corps se déporta vers le bord du pont, et je devais rapidement basculer dans le vide.
Je me sentis alors enveloppée d'une douce chaleur, et ma chute s'arrêta presque instantanément. J'étais suspendue dans le vide une dizaine de mètres au-dessus du lac bouillonnant. La douleur s'était estompée.
Je me sentis bientôt tirée vers le haut, puis déplacée en direction de la construction qui trônait au-delà du pont. Je fus déposée à quelques mètres de l'édifice, à l'allure pyramidale. Je me relevais péniblement, puis observais l'édifice. Je notais immédiatement les signes qui le recouvraient en totalité. Ces signes étaient semblables à ceux que j'avais observés sur le pendentif. Mon coeur s'emballa. Etais-je arrivée au terme de cette première quête? Allais-je enfin pouvoir me soigner et en apprendre d'avantage sur l'île et ses habitants?
Une lumière verte attira soudain mon attention. Elle provenait d'une ouverture circulaire située à la base de l'édifice. Sa clarté augmentait continuellement jusqu'à finalement devenir aveuglante. Je fus contrainte de fermer les yeux.
Lorsque je les rouvris, je vis qu'une forme humanoïde et longiligne me faisait face. Elle était enveloppée d'une douce aura verte.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 20/06/03 08:41
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"Sarah, Sarah, j'ai bien cru te perdre! Heureusement, tu as été assez forte pour venir jusqu'ici, et quand tu as flanché, j'ai pu intervenir. Ton courage est incroyable."
Je reconnus instantanément la voix qui m'avait soutenue et conseillée tout au long de mon voyage. La silhouette, difficile à discerner au milieu de son aura de lumière, était légèrement penchée vers moi, dans une attitude bienveillante. J'entendais distinctement ses paroles, et pourtant, j'étais prête à jurer qu'elle n'avait pas de bouche.
"Tu es allée au bout de tes forces, et pourtant, ta quête n'est pas terminée."
"Pourquoi? Où est la Source?"
Pour toute réponse, la silhouette s'écarta un peu. Ses jambes semblaient gainées d'une robe semi-transparente.
"Entre."
Mes jambes protestèrent, mais je parvins à entrer dans l'édifice à petits pas hésitants. A chaque geste que je faisais, j'avais l'impression que la douleur se ramifiait, s'étendait au-delà de la zone où elle avait débuté. Mon corps n'avait plus la force de résister à la mutation.
L'intérieur du bâtiment était éclairé par des boules de lumière placées un peu partout au plafond. Tout cela donnait un éclairage très doux sur les murs ornés de fresques abstraites, ainsi que sur le mobilier: quelques poufs, et une sorte d'autel vers lequel convergeaient les colonnes qui soutenaient le plafond.
La silhouette entra derrière moi de son pas glissant.
"Repose-toi donc, Sarah, tu en as bien besoin."
"Je ne peux pas! protestai-je. Je dois trouver la Source!"
"Mais tu l'as trouvée, Sarah."
"Pardon?"
L'étrange créature s'avança vers moi, les bras tendus dans ma direction. Ma peur se calma un peu, sous l'effet d'un calme qui n'était pas le mien. Je laissai l'être poser les mains sur mes épaules, m'attirer à lui, me faire entrer dans le halo lumineux. Ainsi soutenue, je pus avancer jusqu'à l'autel. Celui-ci était creusé d'une vasque dans laquelle se trouvait un peu d'eau.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 23/06/03 16:17
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Il y avait une coupe à côté de la vasque. Je la pris pour en puiser l'eau, et j'en bus quelques gorgées. L'eau était fraîche et me fit un grand bien. Ma soif n'étant pas apaisée, je décidai de remplir ma coupe à nouveau.
-"Une seule coupe est amplement suffisante. Et cette eau est précieuse et ne doit pas être gaspillée", dit alors l'être.
Je la reposai bruyamment sur l'autel.
-"Les mutations qui se sont déjà produites sont malheureusement irréversibles, mais tu es désormais immunisée contre les émanations malsaines du Grand Corrupteur, même en cet endroit où elles sont les plus fortes."
-"Mais peux-tu me dire qui est cet horrible personnage?"
-"C'est un démon qui a été réveillé par un être avide de pouvoir, et qui a conquis la plus grande partie du pays et l'a peuplé de creatures monstrueuses. Maintenant, repose-toi, cela est necessaire."
Il prononça alors quelques paroles, et soudain, le sommeil me gagna. "Hypnose..."
A mon réveil, l'être était accroupi devant moi. Une outre était posée devant lui.
-"J'ai usé de mon pouvoir pour accélérer ta récupération, car la poursuite de ta quête nécessite plus que jamais de la rapidité. Les Rampeurs reviennent à leur maître, et il te faut aller auprès de son dernier adversaire. J'ai rempli cette outre d'eau sacrée, j'ai le pressentiment que cela peut être utile. Uses-en sciemment."
-"Mais comment..."
-"Pas de temps pour les questions", coupa-t-il. "Prends l'outre et pars! Je te communiquerai ultérieurement par télépathie."
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Dernière mise à jour par : Oph le 23/06/03 17:24
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 30/07/03 13:52
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J'éprouvais une certaine appréhension à l'idée de ressortir, mais je ne pouvais rester trop longtemps dans ces cavernes, et obéïr à l'être représentait mon seul espoir de retrouver mon chemin dans ces dédales.
Je partis donc sans mot dire en direction de l'escalier. Avant d'y pénétrer, je jetai un dernier regard en arrière, qui me permit d'apercevoir l'être assis au sommet d'un pilier, semblant occupé à allumer un feu.
Alors que la descente m'avait semblé durer une éternité, remonter me parut amplement plus facile. Une fois passée la salle du massacre, la voix de l'être retentit à nouveau dans ma tête, m'intimant l'ordre de prendre le deuxième couloir de gauche. Pendant longtemps, l'être me guida ainsi à travers les souterrains. Au bout d'un certain temps, une étrange impression naquit en moi. Je n'avais pas pu attacher beaucoup d'importance à mon parcours du fait que j'étais trop occupée à suivre le disque de feu, mais je rencontrais en chemin des détails que je n'aurais pas pu ignorer, comme des stalagmites barrant ma progression, ou un sol presque marécageux. Il fallait me rendre à l'évidence : l'être me conduisait vers un tout autre endroit que celui par lequel j'etais venue.
"Des Gardiens surveillent les entrées au niveau du sol. Je te conduis vers le cratère. Si tu y parviens, tu pourras sortir sans problême. Mais une partie du chemin sera trés difficile"
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Dernière mise à jour par : Ourgh le 30/07/03 13:55
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 03/08/03 09:42
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Quelques instants plus tard, je commençais à percevoir un point lumineux droit devant moi. Sa taille augmentait sans cesse à mesure que j'avançais. L'ouverture par laquelle la lumière du jour pénétrait la montagne donnait sur une immense cuvette d'un kilomètre de diamètre et profonde de quelques 500 mètres. Je me tenais immobile, examinant les alentours, me demandant comment j'allais pourvoir atteindre le sommet.
Mon instinct, ou un quelconque signal dont je n'avais pas conscience, me fit lever les yeux et perdre mon regard dans l'infini du ciel bleu. Je percevais une tache noire qui semblait grossir. Qu'étais-ce donc ?... La tache noire et indistincte laissa peu à peu place à une silhouette en forme de croix, qui tournoyait en se rapprochant à vive allure.
J'entendis alors des sons sourds qui provenaient des entrailles de la terre. Mon sang se glaçait dans mes veines alors que mes yeux tentaient de sonder l'obscur tunnel par lequel j'étais arrivée dans le cratère. Mon coeur sembla s'arrêter de battre, et ma respiration se coupa lorsque je vis une multitudes d'yeux rouges et luisants se précipiter dans ma direction.
Je ne sais ce qui pris le pas sur ma raison, la terreur peut-être, mais sans l'ombre d'une hésitation je me précipitai soudain dans la vide, entamant une chute libre qui aurait du m'être fatale. Le temps me semblait avoir suspendu son vol. J'avais l'impression que ma chute allait durer éternellement, que je n'allais jamais m'écraser au milieu des éboulis compacts.
Je sentis soudain de vives pressions sur mes épaules, tandis que la courbe de ma chute s'infléchissait pour me projeter vers les cieux. Allais-je me perdre dans l'infini du Domaine des Dieux ?
Inquiète, je regardais le sol s'éloigner à une vitesse inimaginable. Mon regard se posa sur l'entrée béante sur le flanc de la montagne, où s'agitaient une multitudes de petites créatures grouillantes. Je sentais le venin de leur haine au travers de leurs rouges appendices visuels.
Mon champ de vision intercepta alors mon épaule gauche. Elle était prisonnière de puissantes serres, à l'instar de mon épaule droite. Ces serres appartenaient à la créature qui était apparue dans le ciel quelques instants plus tôt. L'être était de constitution essentiellement humanoïde... Si l'on exceptait ses serres, ses ailes, et les plumes qui recouvraient son corps.
Notre ascension dura jusqu'à ce que l'être ne stabilise son vol à quelques centaines de mètres au-dessus du sommet du cratère. Mon regard balaya alors pour la première fois la portion de l'île qui s'étendait au-delà de la montagne.
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Dernière mise à jour par : Ash Mambo le 03/08/03 09:46
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 03/08/03 11:59
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Il y avait des villages au bord de la mer, des groupes de huttes comme sur les illustrations des récits de voyage des anciens explorateurs. On distinguait, petits comme des insectes, les habitants de ces villages qui couraient dans tous les sens.
Ils semblaient affolés.
Plusieurs des huttes avaient brûlé. Des gens restaient immobiles, comme prostrés, devant des petits tas de bois noirci d'où s'échappait encore un mince filet de fumée.
A mesure que le vol de la créature nous rapprochait de ce côté de l'île, je compris deux choses.
La première était que ces gens que je voyais étaient les "infidèles" dont j'avais entendu parler.
La deuxième était que, compte tenu de notre altitude, si je les voyais aussi distinctement, c'est qu'ils étaient bien plus grands que des humains.
"Non, non! criai-je à la créature qui me portait. Je dois d'abord sauver Jack et Vincent, de l'autre côté de l'île!"
Avec un cri suraigu, l'être décrivit un demi-cercle dans l'azur, pour retourner vers notre cabane, que je dinstinguais sur la côte sud de l'île.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 03/08/03 13:33
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Il ne nous fallut que quelques minutes pour arriver à la verticale du campement de fortune qui nous avait protégé moi et mes compagnons juste après notre naufrage. La cabane était toujours là, et de la fumée s'échappait d'un tas de cendres encore chaudes. Etait-il possible que Jack ou Vincent ait été en mesure de survivre sans aucune aide extérieure?
Alors que nous venions de nous poser à proximité du feu de camp éteint, un vieil homme à la longue barbe blanche et vêtu d'une tunique grisâtre apparut à l'orée de la forêt. Il ne nous prêta aucune attention, et se retourna pour faire face aux bois. Il brandit un petit bâton qu'il tenait dans la main droite. Une décharge d'énergie s'en échappa et enveloppa les environs du campement avant de s'évanouir.
Une imposante et sombre silhouette se dégagea alors de fourrés tous proches et entreprit de courir dans notre direction. Elle fut soudain arrêtée dans sa course comme si elle avait heurtée un mur invisible et fut rejetée en arrière dans une gerbe d'étincelles bleutées. Je regardais la scène l'air ébahi tandis que mon compagnon ailé se dressait sur ses pattes.
La créature se releva, nous lança un regard empli de fureur, regard qui se fit insistant dans ma direction, ce qui me mit mal à l'aise, et disparut dans la dense végétation de la forêt.
Le vieillard se retourna, et avant que je n'aie pu lui demander ce qu'il se passait, il me dit :
- Entre dans la hutte, Sarah, Vincent se remet de son mal et de ses blessures.
Voyant mon hésitation, il poursuivit :
- Je suis Melchior, et l'ami ailé qui se tient à tes côtés est l'un de mes alliés les plus précieux. Il est Seigneur du Peuple des Airs, mais son nom ne peut être transcrit dans notre langue. * Il fit une pause avant de reprendre : * Je t'attendais Sarah, je t'attendais car la Prophétie annoncait ta venue. Nous allons enfin pouvoir entrevoir la fin des conflits qui troublent la quiétude de notre terre depuis des millénaires... Mais entre donc, Sarah, entre et va au chevet de Vincent.
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Dernière mise à jour par : Ash Mambo le 03/08/03 13:37
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 09/08/03 10:12
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Je pénétrai dans la hutte d'un pas hésitant, et m'approchai de l'ombre qui gisait sur le sol à gauche de l'entrée. Mon regard se fixa sur le visage de ce qui me semblait être un homme. Dès que mes yeux se furent accoutumés à la pénombre ambiante, je reconnus les traits de Vincent. Il semblait dormir paisiblement. Un bandeau recouvrait l'oeil qu'il s'était malencontreusement abîmé.
- Pauvre Vincent, murmurais-je. M'entends-tu?
Ce fut Melchior qui me répondit depuis le seuil de la cabane :
- Lorsque j'ai trouvé Vincent il y a quelques jours, la mutation avait presque achevé son oeuvre. J'ai alors sans relâche usé de mon savoir pour le combattre, et finalement, le corps de Vincent m'est revenu. Le procédé de transmutation a été inversé... Mais son esprit est resté prisonnier des Brumes du Gouffre de l'Oubli.
L'atmosphère sembla devenir pesante, et la hutte diminuer de taille. Melchior marqua une pause, balaya du regard l'abri de fortune, puis poursuivit en devançant ma question :
- Si le corps de Vincent est présent, son esprit ne l'est pas. Il est perdu, il erre dans ce lieu de désespoir où vont les âmes des malheureuses victimes du Mal.
Je ne quittais pas Vincent des yeux. Ma main caressait sa joue : il avait l'air si paisible. Des larmes perlèrent au coin de mes yeux.
Melchior continua :
- Nous devons nous rendre au Gouffre de l'Oubli. * L'air devint oppressant. * Nous devons y pénétrer pour marquer un objet appartenant à Vincent avec l'empreinte de son âme, puis ramener cet objet auprès de son corps pour guider son âme vers la délivrance.
La sensation d'oppression se fit plus intense, un frisson parcourut mon échine dorsale, et je me précipitai à l'extérieur. Je m'accroupis, haletante. Melchior me rejoignit et posa une main sur mon épaule. Il dit d'une voix posée :
- Nous ne disposons pas d'un temps infini, ne serait-ce que par notre condition de mortels, aussi devrions-nous partir dès à présent.
J'acquiesçais de la tête avant de demander :
- Melchior... Et Jack, où est Jack?
Melchior ne répondit sur l'instant. Je levais mon regard vers le vieil homme qui arborait une triste expression de défaite.
- Lorsque je suis arrivé, commença-t-il, l'état de Vincent était autrement plus critique. Je me préparais à lui administrer un traitement de mon invention quand il se leva brusquement de sa paillasse pour se précipiter dans la forêt. Je n'ai rien pu faire.
- Et où est-il à présent, insistais-je. Qu'est-il devenu?
Melchior me répondit simplement :
- Tu sais ce qu'il est devenu, ou plutôt, tu en as eu l'intuition tout à l'heure...
J'aurais préféré ne pas entendre ces paroles, j'aurais préféré que Melchior ne confirma pas mon intuition... Je repensais alors à la sombre et imposante créature qui avait tenté de nous attaquer et qui m'avait dévisagé de son regard haineux. "Jack", murmurais-je avant de laisser éclater mon désespoir.
Mes sanglots furent arrêtés alors que j'entendais une voix rauque psalmodier d'étranges paroles. Je ne saisissais aucun mot. Je me retournais pour constater que Melchior était engagé dans une sorte de rituel au but obscur. Il tint son bâton élevé vers le ciel pendant quelques secondes avant de l'abattre vers le sol. Une gerbe d'énergie alla frapper la terre et s'éleva en grondant de plusieurs mètres. Melchior ramena son bâton contre lui et regarda la masse d'énergie disparaître pour laisser place à un être translucide d'un bleu azur. L'être mesurait dans les deux mètres cinquante. La partie supérieure de son corps était pourvue d'un torse qui faisait la jonction entre deux bras musclés et une tête lisse. La partie inférieure de son corps consistait en une sorte de queue sur laquelle l'être se dressait.
Devançant encore une fois ma question, Melchior expliqua :
- C'est un Elémental de l'eau qui va veiller sur le campement pendant notre absence. Plus que jamais, Vincent est sous la protection de la Source. Son corps ne craint rien. Quant à son âme... Allons-y, Sarah. Le chemin jusqu'au Gouffre de l'Oubli va être long. Veilles sur le couteau de Vincent que tu portes avec toi. * Il marqua une pause en scrutant les nuages. * Regarde vers le ciel : un membre de la Maison de mon amis ailé vient pour te porter. * Puis, s'adressant au Seigneur du Peuple des Airs : * Mon ami, le Temps est venu.
Le Seigneur poussa alors un cri perçant en guise de réponse.
Quelques instants plus tard, la petite compagnie prenait son envol en direction du Nord-Est pour gagner le Gouffre de l'Oubli.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 04/09/03 20:04
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Après quelques instants de vol, je remarquai que nos alliés ailés regardaient fixement en direction de la vallée que nous survolions. Ils infléchirent soudain leur trajectoire vers le nord, puis l'ouest et poursuivirent en décrivant de grands cercles, en perdant à chaque révolution un peu d'altitude. Je concentrais mon attention en direction de la vallée dans l'espoir de deviner ce qui pouvait valoir la peine de retarder notre voyage vers le Gouffre de l'Oubli.
Une ligne mouvante et grise attira mon attention. Elle tranchait avec les tons verts dominants de la forêt qui semblait s'étendre à l'infini. Bientôt cette ligne devait m'apparaître composée d'une multitude d'individus, peut-être des centaines. "Des Infidèles!", me lança Melchior alors que le Seigneur du Peuple des Airs s'était rapproché de moi. J'acquiesçais et poursuivis: "On dirait qu'ils se dirigent vers le Sud-Est. En direction du village de la plage... Mais pourquoi nos amis ailés ont-ils l'air si troublés?".
Melchior pointa avec son index une zone de la vallée située quelques kilomètres au sud de notre position. Je n'y vis tout d'abord rien mis à part la dense végétation. Puis, mes yeux captèrent quelques scintillements furtifs entre les arbres. Je restais dubitative jusqu'à ce qu'une image me revienne en mémoire : "Les sbires sautillants des Gardiens!", m'écriais-je, la voix empreinte d'une certaine inquiétude.
A peine eu-je prononcé ces mots que nous commençâmes à descendre en piqué vers la procession d'Infidèles.
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Dernière mise à jour par : Ash Mambo le 04/09/03 20:06
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 17/09/03 10:42
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Alors que nous nous rapprochions à une vitesse incroyable de la colonne, Melchior s'écria d'une voie angoissée:
- Méfiance! Ceux qui viennent de l'intérieur des terres ne sont pas tous recommandables. Il s'agit peut-être des soldats des clans disparus, ayant préféré la vie de brigand à se rallier à Themokïn.
Le Seigneur du Peuple des Airs secoua la tête:
- C'est peu probable. Leur plus formidable bande n'atteindrait pas la taille de cette armée. De plus, les étendards que je distingue annoncent que nous avons affaire à la deuxième cohorte frontalière.
- Mais que fait-elle ici? s'étonna Melchior.
- Nous ne tarderons pas à le savoir de la bouche même de leur chef.
En effet, la cohorte avait stoppé pour attendre notre arrivée. Le Seigneur du Peuple des Airs guida la compagnie jusqu'à leur commandant, qui faisait figure de géant même parmi ce peuple de colosses. A peine avions-nous touché le sol que Melchior se précipita vers lui avec une rage non dissimulée:
- Comment as-tu osé abandonner ton poste? Tu n'es qu'un tr...
- Silence, Melchior! coupa le commandant en hurlant. Je ne suis plus à vos ordres et vous n'avez désormais plus la position adéquate pour m'insulter!
Cette réplique ayant complétement démonté Melchior, le commandant poursuivit plus calmement:
- Enfin, bien que je n'aie pas à me justifier envers vous, sachez que j'ai quitté ma forteresse pour ne pas y crever comme un chien. Nous avons tenu bon face aux assauts des Rampeurs, mais ils ont réussi à incendier le stock de vivres. Mais avant de l'évacuer, j'ai pris la précaution de ménager quelques discrètes ouvertures dans les fortifications, afin de faire une petite surprise aux prochains occupants...
Le commandant se tut, songeant en souriant à son futur retour triomphal.
- En attendant, sire commandant, déclara alors le Seigneur, ce sont vos ennemis qui vous réservent une surprise. Nous avons remarqué que des éclaireurs vous suivaient à distance. Je présume que l'on vous tendra prochainement une embuscade, et l'état de vos troupes ne vous permet guère de modifier votre route. Je crains fort que seuls des fantômes ne reviennent à la forteresse...
Le commandant arrêta sur-le-champs de sourire.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 25/09/03 13:08
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Le commandant n'était pourtant pas homme à se laisser décourager et établit aussitôt un plan de défense. Il désigna tout d'abord un messager, chevauchant une énorme monture semblable à un yak, et le chargea de précéder les troupes en retraite afin de ramener des renforts et du ravitaillement. Ensuite, il ordonna aux fantassins de se débarasser de tout le matériel qui n'était pas indispensable, et confia à son second le soin de les mener à bon port. Enfin, il rassembla le reste de sa cavalerie, s'adjugeant lui-même la mission de retarder l'avance de l'ennemi par des opérations de harcélement.
Il se retourna ensuite vers nous
- Bien, maintenant, dit-il, je suppose que vous n'avez pas envie de vous faire massacrer en cet endroit avec nous et que vous allez reprendre votre route. Mais ne serait-il pas indiscret de vous demander où elle vous mène?
Le Seigneur du Peuple des Airs resta coi. Ce fut Melchior qui répondit.
- Nous nous dirigeons vers le Gouffre de l'Oubli pour une affaire qui nous est propre.
- Vous ne pouvez faire ce voyage en une seule étape. Et vous ne pouvez vous arrêter au milieu de nulle part. je vous conseille donc de faire halte à la cité abandonnée de Jagor. Vous y trouverez de l'eau à volonté, et en cas de rencontre imprévue, vous pourrez facilement vous défendre. Je serais cependant plus tranquille si l'un de mes pisteurs vous accompagnait.
Melchior hésita.
- Ce serait trop exiger de vous en pareil moment. Vous avez besoin de chaque soldat.
- J'insiste. Je ne voudrais pas qu'un ancien archonte meure par ma négligence.
- Dans ce cas, j'accepte avec plaisir.
Le Commandant se dirigea vers un de ses fantassins et lui murmura quelques mots à l'oreille. Etrangement, je les entendis trés distinctement. La mutation, même au stade mineur où elle avait été stoppée, avait dû incroyablement aiguisé mon ouïe. Et le Commandant ordonnait :
- Guide-les jusqu'au gouffre, puisque telle est leur destination, mais avant tout autre chose, surveille Melchior. Il ne me dit rien qui vaille. Et si tu as la preuve qu'il cherche à nous nuire, tue-le.
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MAJ : J'étais tellement occupé par autre chose que j'en ai oublé que l'on ne parlait pas de Sarah à la troisième personne. J'ai donc corrigé tout cela
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Dernière mise à jour par : Ourgh le 26/09/03 13:02
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 03/10/03 16:29
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Je restai un moment stupéfaite. Melchior ayant accusé le commandant de trahison, cela montrait qu'ils étaient du même bord. Pourtant, le commandant était capable d'ordonner l'exécution de son "allié" sans sourciller. Se pouvait-il qu'il y eût des rivalités au sein des "Infidèles"? Pour l'instant, je décidai de ne faire aucune action immédiate. Si le commandant s'apercevait que j'avais entendu ses paroles, il pouvait trés bien adopter une tactique plus violente.
Le commandant se retourna sur ces entrefaites, suivi de son sbire.
- Voici Jrûl, dit-il en donnant une grande claque dans le dos du susnommé. Il saura vous guider à travers ces terres désertes. Il a des années d'expérience de la brousse.
- A votre service, messires, mademoiselle, dit le dénommé Jrûl d'un ton légèrement obséquieux, presque antipathique.
Le Seigneur du Peuple des Airs prit alors la parole :
- Il est possible de l'emmener. Jrûl est certes pesant, mais Sarah est un poids plume, et Melchior est beaucoup plus décharné que dans sa prime jeunesse. Mon sujet portera donc votre garde, et je transporterai Melchior et Sarah.
- Bien. Je ne pense pas qu'il soit utile de prolonger cette entrevue, dit le commandant. Nous allons donc nous séparer. Bonne chance pour votre voyage.
- Puissiez-vous arriver à bon port, lui répondit Melchior.
Mais on sentait que ce n'était là que de pures formules de politesse et que chacun souhaitait les pires calamités à son interlocuteur.
Le commandant nous tourna le dos, signifiant par là que l'entretien était terminé, puis il enfourcha sa cavale et rejoignit ses troupes. Le Seigneur du Peuple des Airs se pencha pour nous faciliter l'ascension de sa personne tandis que Jrûl escaladait malaisément le deuxième être ailé. Une minute plus tard, nous décollâmes, regardant dans le lointain les guerriers se diriger vers leur destin incertain. C'est alors que je remarquai que nous nous trouvions assez loin derrière, le Seigneur étant plus chargé.
Alors certaine que le garde ne pouvait m'entendre, je murmurai à l'oreille de Melchior les terribles mots du commandant.
- Je m'y attendais un peu. Je connais ce commandant. C'est un bon soldat, fidèle à son suzerain, mais paranoïaque. Jadis, j'ai osé me rebeller contre Themokïn. C'est assez pour qu'il me considère comme un ennemi potentiel. J'ai cru dissiper ses doutes en répondant spontanément sur notre destination, mais cela n'a pas suffit.
- Alors pourquoi avoir accepté d'emmener cette menace avec nous?
- Cela n'aurait fait qu'aiguiser ses soupçons. Il nous aurait faits prisonniers par mesure de prudence, ce qui dans les circonstances actuelles aurait probablement causé notre mort.
- Alors qu'allons nous faire?
- Pour le moment, être prudents dans ce que nous dirons ou ferons. En fin de compte, Jrûl nous sera utile dans un premier temps. S'il devient génant par la suite, nous l'abandonnerons quelque part.
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Dernière mise à jour par : Ourgh le 09/10/03 14:52
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 09/10/03 17:03
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Nous volâmes ainsi pendant longtemps. Nous ne fîmes même pas de pause, à croire que ces êtres volants étaient infatigables. Enfin, la silhouette de la cité de Jagor se découpa à l'horizon. Jrûl revint alors vers nous et nous cria:
- Il vaut mieux attendre la nuit pour y pénétrer. Si jamais des êtres vivants se terrent dans la ville, ils nous verront arriver de loin et auront tout le loisir d'échafauder un plan d'attaque.
Melchior acquiesca:
- Nous allons donc attendre le crépuscule sur cette colline. Elle offre une vue d'ensemble sur toute la région.
Nous descendîmes donc sur une élévation caillouteuse, battue par un vent glacial et établîmes un bivouac. Jrûl avait interdit d'allumer un feu, aussi les êtres volants se recroquevillèrent sous leurs ailes pour se tenir à l'abri du froid, et Melchior sortit deux couvertures pour lui et moi. Quant à Jrûl, habitué à la "beauté du climat rude et impitoyable des nobles landes nordiques" (Selon sa propre expression), il s'installa sans autre protection que sa légère tunique de cuir sur un arbre mort afin de surveiller à la fois Melchior et les environs. Ce n'est que lorsque l'obscurité fut totale qu'il en descendit.
- Nous pouvons y aller, dit Jrûl. Mais soyons prudents.
Nous franchîmes rapidement par la voie des airs la distance qui nous séparait de l'immense porte (Ou plutot l'absence de porte) de la ville et nous posâmes devant les imposantes murailles de granit. Jagor était délabrée, mais plutôt à cause d'un manque d'entretien qu'à la suite d'une guerre ou d'une catastrophe naturelle. Tout était silencieux. Jrûl nous fit signe d'attendre son retour, et partit en exploration dans l'antique cité.
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Dernière mise à jour par : Ourgh le 09/10/03 17:06
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 10/11/03 16:44
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Aprés un mois de silence, le récit de fantasy reprend.
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Après quelques instants qui nous parurent interminables, Jrûl revint :
- Je n’aime guère cet endroit, dit-il à voix basse. Je n’ai ni vu ni entendu personne, mais l’atmosphère y est malsaine, et j’ai cru sentir des relents nauséabonds.
- La température fraîchit de plus en plus, Jrûl, répondit Melchior. Nous devons nous abriter cette nuit sous peine de mourir de froid. Quelle que soit la menace qui se terre dans la cité, nous trouverons forcément un refuge.
- Je pense avoir déniché l’endroit idéal : la grande tour de l’ancien tribunal. Elle est restée à peu prés intacte malgré tous ces siècles, et offre une vue d’ensemble de la ville.
- Ce sera parfait, répondit Melchior. Mais je ne pense pas qu’il soit nécessaire de surveiller les environs. Nous n’avons cessé de nous dissimuler. Les éventuels habitants de Jagor ne soupçonnent même pas notre présence et nous laisserons dormir en paix. Mais conduisez-nous à cette tour sans attendre, mon ami. Nous sommes éreintés.
Jrûl nous guida vers la tour en grommelant à voix basse des imprécations à l’encontre « des citadins faibles et imbus de leur personne ». L’ancien tribunal se composait de trois tours reliées par des passages couverts. Devant le colossal bâtiment s’étendait une grande place jonchée de débris divers, au centre de laquelle se trouvait un piédestal surmonté d’un gong immense en bronze. En rasant les murs, nous nous faufilâmes jusqu’à la porte, sortie de ses gonds tout comme celle de la cité.
A l’intérieur, le bâtiment était sale, poussiéreux et malodorant, les poutres étaient rongées par les termites, on entendait les couinements et les grattements de bestioles fuyant à notre approche, mais au moins le vent glacial n’y pénétrait pas, et c’étaient là l’essentiel. Nous traversâmes l’ancienne salle d’audience, puis nous montâmes un escalier de pierre jusqu’à ce qu’il semblait être une salle de réception, qui était à peu prés propre. Nous décidâmes donc d’y établir notre bivouac.
Nous nous étendîmes donc sur le sol pour goûter enfin à un repos bien mérité, à l’exception de Jrûl qui mangea quelques herbes tirées de sa sacoche, sensées lui apporter l’équivalent d’une nuit de sommeil, et qui alla se poster sur la tribune des harangues afin d’espionner la place.
Je m’endormis presque instantanément, rassurée par le fait que l’un de nous montait la garde. Mais quelques heures à peine plus tard, un immense vacarme me tirait de mon sommeil : quelqu’un sonnait le gong !
Réveillés, nous bondîmes aussitôt sur nos pieds, nous préparant à nous défendre. Une seconde plus tard, Jrûl faisait irruption dans la pièce :
- Rassurez-vous, nous dit-il pendant que le gong assourdissant continuait de retentir. La situation n’est pas alarmante. Il y a juste des types bizarres qui se réunissent sur la place.
- A quelle race appartiennent-ils ? demanda rapidement Melchior.
- Ce sont des Kwos, comme nous deux, lui répondit Jrûl. Mais ils n’ont pas l’air net. Venez donc sur la tribune, vous pourrez en dire plus que moi.
Le Seigneur du Peuple des Airs et son congénère restèrent en arrière, arguant qu’avec leur taille, ils ne pourraient qu’aider à nous faire remarquer. Ce furent donc Melchior, Jrûl et moi qui nous rendîmes sur la tribune pour espionner ces gêneurs.
La place auparavant déserte était occupée par une foule hétéroclite d’une centaine de personnes munies de torches, qui faisait cercle autour du gong, où se tenaient un guerrier muni d’une masse qui frappait inlassablement le disque d’airain, un autre qui brandissait une bannière, et enfin un troisième qui semblait être un prêtre. Sur un geste de ce dernier, le massier cessa de frapper. Un silence pesant s’installa, qui fut bientôt rompu :
- Oui, mes frères, oui, votre si longue attente va porter ses fruits ! hurla le prêtre d’une voix démente. Oui, votre pieuse patience va enfin recevoir sa digne récompense !
Il se tut brusquement, et l’assistance se mit à l’acclamer. Le porteur de la bannière fit alors un mouvement qui rendit visible le blason qui y était peint : c’était une tête de loup cornue.
- Mais, m’exclamai-je. J’ai déjà vu cet …
La main de Jrûl s’écrasa sans douceur sur ma bouche. Les acclamations se turent et le prêtre reprit sa harangue :
- Le moment est venu de vous mettre en chasse. Le temps est venu. Le Loup cornu hurle de nouveau à la lune. Car Il est revenu, et lorsque nous L’aurons rapporté à notre Seigneur et Maître, alors les démons qui nous trahirent jadis se prosterneront à nouveau devant nous et nous balaierons comme un fétu de paille les armées de l’usurpateur Thémokïn et notre noble Seigneur sera intronisé empereur comme il le mérite.
- Hourrah, l’acclama l’assistance, hourrah pour le clan Furuz !
- Allez, mes braves, je vous abandonne à votre glorieux général (Le prêtre désigna de la main le massier) qui saura vous mener à la victoire. Partez immédiatement ! Votre tâche sera ardue, car nombreux sont ceux qui Le convoitent, et la rapidité de vos actions sera la clé de notre victoire.
Dans une acclamation finale, la foule se dispersa en tumulte. Seuls le prêtre et un de ses acolytes restèrent en arrière.
- Mais qui sont ces étranges personnages? demandai-je à voix basse.
- Des cinglés, répondit sentencieusement Jrûl.
- Disons plus exactement de dangereux fanatiques, précisa Melchior.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 08/01/04 13:24
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Alors que les cavaliers s’éloignaient à l’horizon, le soleil se leva, illuminant les hautes tours de Jagor. Je jetai un coup d’œil à mes compagnons : Melchior, perdu dans ses pensées, ressassait des paroles indistinctes. Les deux êtres volants, dont l’anxiété était visible, se fixaient, semblant communiquer par le simple regard.
Jrûl, quant à lui, ne perdait pas des yeux les deux individus qui étaient restés en arrière. Ceux-ci s’affairaient maintenant à transporter des sacs depuis une charrette que leurs compagnons avaient apportée jusqu’à une des maisons en ruine, que nous n’avions pas remarquée la nuit dernière, mais qui, à la lumière du jour, se révélait avoir été récemment restaurée. Une porte neuve, munie de barres de sûreté, et des fenêtres fraîchement murées contrastaient avec la vieille maçonnerie lézardée que l’on voyait partout ailleurs.
Jrûl se retira de son poste d’observation :
« J’en ai ras-le-bol de ces types. Je vais les liquider. En passant par derrière, je pourrais les avoir par surprise.
- Bonne chance, lui dis-je alors qu’il s’engageait dans l’escalier.»
Une fois qu’il eut disparu, je me retournais vers Melchior. Je pouvais maintenant percevoir ce qu’il disait. Cela n’avait apparemment de sens que pour lui seul :
« Furuz… L’ennemi abhorré… Putréfaction… Les corsaires de l’ouest… Survécu…
- Messire ?
- Hmmm ? Ha, c’est toi, Sarah. Jrûl est-il parti ?
- Oui. Il veut éliminer ceux qui sont restés.
- Très sage décision. Il ne faudrait pas que de tels individus puissent nous annoncer à leur maître. Maintenant, je lis dans tes yeux que tu veux me demander quelque chose. Parle donc.
- Le discours du prêtre m’a intrigué. Qui est le clan Furuz ? Et quel est cet objet qu’ils convoitent ?
- Je pense que la meilleure façon de satisfaire ta curiosité est de te conter brièvement l’histoire de ce pays.
Autrefois s'étendait sur cette terre l'Empire des dix mille races, dont certaines n'avaient même pas de nom. Il était gouverné par les Kwos guerriers et bâtisseurs qui avaient assujettis, en leur laissant tout de même une grande liberté, les autres races. Mais le pouvoir central s'affaiblit, et le dernier empereur fut assassiné par d'obscurs seigneurs, déclenchant ainsi une guerre civile interminable.
Pendant plus de mille ans, les clans Kwos s'entre-déchirèrent selon le code militaire complexe de l'époque dans des guerres laborieuses et inutiles. Cette situation dura jusqu'à ce que le seigneur du Clan Furuz, à l'extrémité ouest de l'île, dérobe un médaillon sacré aux mystiques Inglafen, et, aidé de ses sorciers personnels, l’utilise pour invoquer et contrôler sept démons venus des cercles les plus redoutables de l’Inframonde. Le plus puissant d’entre eux était le Grand Corrupteur qui lui permit de lever une armée redoutable de mutants. En quelques années, il étendit son pouvoir sur tout l’occident. Mais les seigneurs ennemis, pris de panique, s’unirent pour l’arrêter.
Et alors arriva la bataille d'Urm. Les alliés étaient plus nombreux, mais divisés et terrifiés par les démons, ils se firent tout de même anéantir. Mais alors que le seigneur Furuz allait triompher définitivement, un traître lui arracha le médaillon sacré, pensant pouvoir contrôler les démons lui-même. Mais il ne réussit qu’à faire perdre à son suzerain le contrôle de cette engeance. Ceux-ci, ivres de rage, le réduisirent en lambeaux et dispersèrent son armée.
Mais dans leur fureur de vengeance, ils avaient laissé partir le voleur avec son butin. Et ils prirent peur à l’idée qu’un sorcier instruit dans la manière de l’utiliser pourrait à l’avenir les réduire de nouveau en esclavage ou les bannir de ce monde. Ils s’emparèrent du mont Kolu, la colonie des Inglafen, et s’y installèrent après les avoir massacrés. Mais on n’entendit plus parler du voleur et du médaillon.
Alors, ils choisirent de s'y retrancher et de se préparer pour le jour où celui-ci réapparaîtrait. Ils tiennent le mont Kolu et n’en ont pas bougé, sauf pour des opérations de harcèlement, mais leurs émanations ont transformé en gardiens (ou en pire) les habitants des régions avoisinantes. Seul le royaume de Thémokïn, trop éloigné, fut épargné. Mais bientôt, les légions du seigneur démon partiront en guerre. Car Il est revenu. »
Depuis qu’il avait dit le mot « médaillon », je n’avais cessé de manipuler, prise d’un sombre pressentiment, celui que je tenais de Jack. Melchior me regarda un moment en silence.
« Oui » dit-il tout simplement, avant de se replonger dans le silence. Puis il reprit :
« Maintenant, il faut que je t’avertisse que… »
Mais soudain un cri d’agonie venu de la cour l’interrompit, nous figeant dans la stupeur. Nous nous précipitâmes au balcon, pour voir que Jrûl avait littéralement coupé en deux le prêtre, et s’élançait à présent sur son acolyte. Celui-ci bondit jusqu’à la grande porte de la maison, en retira rapidement les barres de sûreté, et l’ouvrit en gémissant sous l’effort. A peine avait il achevé cette action que le sabre de Jrûl s’enfonçait dans son dos et mettait un terme à sa vie. Celui-ci cria avec jubilation dans l’euphorie de la victoire :
« Pauvre fou ! Croyais-tu échapper à un guerrier des steppes ? »
Soudain, il s’immobilisa, et dirigea son regard vers la porte béante. C’est alors qu’une violente odeur de pourriture assaillit mes narines. Elle venait probablement de cette maison, songeai-je. Quelle abomination s’y cachait-il ? Je n’aller pas tarder à recevoir la réponse : un rugissement effroyable se fit entendre des profondeurs du bâtiment.
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J'espère que cela vous inspirera. je commence à me sentir seul, moi.
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Réponse au Sujet 'Un récit de fantasy' a été posté le : 10/01/04 15:37
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Pour la première fois depuis que je le connaissais, Jrûl recula. Il avait l'air proprement paniqué. Des appendices, que faute d'un meilleur mot, on peut appeler tentacules, ondulèrent à sa poursuite. Couvrant mon visage comme je le pouvais pour me protéger de l'horrible odeur, je ne pouvais pas détacher mon regard de ce qui se passait dans la cour.
Jrûl tranchait tout ce qui s'approchait un peu trop de lui, mais de toute évidence, ce qui accaparait son attention et qui l'effrayait au point d'affecter la précision de ses gestes, c'était ce qu'il voyait au-delà de la porte.
"Melchior, qu'est-ce que c'est?"
"Une créature que je croyais morte depuis longtemps. Le dernier des Figosh."
"Pourquoi Jrûl a-t-il l'air aussi paniqué?"
"Parce que l'apparence du Figosh est aussi atroce que l'odeur des restes de ses victimes. Cette créature répand la pestilence autour d'elle, Sarah. Même celui qui survit à ses assauts est condamné à mourir de la maladie."
"Mais alors, Jrûl..."
"Son seul espoir est de ne pas se laisser toucher. Pas une seule fois."
Je fis signe à une des créatures volantes.
"Sarah, que fais-tu?" demanda Melchior.
"Je descends dans la cour, nous devons l'aider!"
-------------------- "Cet homme poireau est derrière toute l'affaire! Il couvre les aubergines mutantes!"
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