Mercenaire du Chaos

-= Chaos Servants =-
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Au confins du multiver il y a... a été posté le : 03/03/06 17:46
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Aux confins du multivers il y a…
Des malheurs en vadrouille
Loneman était assis au comptoir du café, il était comme à son habitude vêtu de son costume bleu et portait son chapeau de feutre gris. Il regardait la femme en rouge, si lui-même venait depuis toujours au « Angus Heart », elle était nouvelle parmi les habitués. C’était la Redqueen, la femme qu’on lui avait demandé de rechercher à travers tout le multivers.
Il finit d’un trait son verre de whisky et ne pu s’empêché de penser que dans d’autre univers à cette même époque, l’Europe était en guerre et l’alcool prohibé aux Etat Unis.
Un homme entra habillé, presque de la même manière que Loneman, d’un costume noir. Cet homme était Blackguard, le second fugitif que le détective interespace avait poursuivi dans tout le multivers.
Ah ça ! Il en avait parcourut des mondes et des époques, certains semblables au sien, d’autres où l’homme n’y avait même pas existé. D’autre encore où il avait rencontré d’autres « lui ».
Enfin il retrouvait les fugitifs dans ce New York de 1942. Un New York bien différent de celui qu’il avait connu. Ici, pas un crime, pas de bruit, la nuit les rues sont presque désertes car personne ne veille sans raison et personne ne boit jusqu’à la déraison. Loneman comprenait pourquoi les deux entités avaient fui dans ce monde, un monde où elles n’existaient pas outre mesure, où il n’y avait pas morts et souffrance inutiles.
Angus s’approcha de lui et versa dans son verre un jus de fruit. Cela voulait dire -Loneman le savait- que le tôlier trouvait qu’il avait trop bu. Par la suite, le petit homme vint se placer juste en face du détective et entama la conversation.
« Ces deux la, tu les connais ? demanda –t-il sur un ton signifiant qu’il connaissait la réponse. »
Loneman qui dans tout les mondes entretenait de bon rapport avec le tôlier ne vit pas de raison pour lui mentir, aussi parla-t-il franchement.
« Ce sont deux fugitif, dit il, non pas dangereux mais importants pour mes employeurs.
- Des fugitifs ! s’exclama l’autre, presque criant. Et, un instant, le détective craignit que Blackguard l’eut entendu.
- Oui, je compte d’ailleurs les appréhender ici et ce soir.
- Oh ! Très bien, je t’en prie vas y, s’ils sont si importants. »
Loneman s’étonnerait toujours de ce monde où le mal était inconnu tant et si bien, qu’Angus n’imaginait même pas qu’on voulu capturer les deux fuyard pour leur faire du mal. D’ailleurs il était inconcevable pour lui que la capture fût ponctuée de violence.
Enfin le détective prit son courage à deux mains –et espéra que les deux autres ne prendraient pas leurs jambes à leur coup- puis se dirigea vers Redqueen et Blackguard. Ce dernier lui fit signe de s’arrêter, d’une manière non agressive mais qui ne laissait entendre aucune autre possibilité. Loneman s’exécuta mais émit quand même quelques réserves.
« Je ne partirai pas et vous le savez, dit il. Et vous ne m’échapperez pas cette fois ci.
- Vous ne nous laisserez donc jamais en paix ? demanda Redqueen tristement.
- On a besoin de vous, votre départ a fichu un sacré bordel.
- Nous en avons assez d’être des outils, dit Blackguard, les hommes se fichent de savoir si il nous plait de jouer notre rôle. Nous sommes des esclaves.
- Je sais et croyez moi s’il y avait une autre solution, je la choisirai et…
- Vous en avez une autre de solution ! coupa agressivement l’homme en noir. Oubliez nous, dites à vos supérieurs qu’on vous a échappé.
- Je ne peux : les mondes qui dépendaient de vous et de votre présence sont aujourd’hui ravagés. Blackguard, écoutez moi et comprenez, depuis votre départ plus personne ne meurt même réduit à l’état de poussière on vit encore… et vous Redqueen, votre absence permet aux souffrances de se déclencher sans raison, les gens, même sains soufrent et ne savent pas pourquoi. C’est le chaos total, tout les mondes sont empli de cris et de pleurs, nous avons besoin de vous.
- Désolé Loneman, mais vous allez devoir apprendre à gérer cette situation.
- Excusez moi alors pour ce que je vais faire. Angus ?
- Ou…oui, le tôlier n’avait rien perdu de la conversation et même s’il n’y comprenait rien, savait que quelque chose d’effroyable se préparait.
- Tu n’aimerais pas ce qu’il va se passer, tu ne comprendrais même pas, alors sort de cette pièce s’il te plait. »
Angus blême, sortit de son comptoir et se dirigea vers une porte où il était inscrit « privé ». Il y entra et jeta un dernier coup d’œil à la scène, Loneman tenait un bistouri dans la main.
« Désolé Angus vraiment, tu auras du ménage à faire, en attendant enferme toi. »
Il passa la porte puis la ferma, c’était un petite salle où certains habitués aimaient disputer des parties de cartes. Il était pétrifié.
« Il va leur faire du mal, ils vont se battre, c’est impossible personne ne ferait cela. »
Un mot lui vint d’entre les univers, un mot qu’il ne connaissait pas, un mot qui n’avait aucun sens pour lui mis à part qu’à cet instant il aurait put être utile, « police ». Il s’assit sur une des chaises et attendit. De nouveau les trois personnages discutaient.
« Vous n’oserez pas Loneman, c’était la voix de celui qu’on nommait Blackguard.
- Je vais me gêner ! »
Puis un cri retentit, un horrible cri de douleur, c’était la femme en rouge, elle hurlait de plus en plus fort comme soumise à la plus horrible des tortures. Que lui faisait il ? Angus se mit à pleurer, il s’assit dans un coin de la pièce paralysé par la terreur. Il plaqua ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre les cris de la femme.
La Redqueen était étalée sur le sol, elle pleurait et hurlait n’osant jeter un regard à Loneman, son bourreau. Le Blackguard était horrifié et paralysé sur son tabouret mais lui regardait le détective et dans son visage se lisait la peur. Loneman était toujours debout, le bistouri dans sa main droite, il s’entaillait le bras gauche en serrant les dents, à chaque fois que la lame pénétrait la chair la femme hurlait de plus belle. Comme si c’était son propre bras que l’on meurtrissait.
« Arrêtez, arrêtez ! hurlait elle en sanglots.
- Allez vous revenir avec moi ? demanda-t- il en arrêtant de se blesser.
- Jamais nous ne céderons à votre odieux chantage ! cria le Blackguard.
- Je peux aussi faire pression sur vous.
- Vous tenez trop à votre vie pour cela.
-Ah oui ? »
Loneman appliqua la lame sur son poignet et remonta jusqu’au coude, se tranchant les veines. La femme hurla de plus belle. L’homme en noir frémit et devint nerveux, se rongeant les ongles, et essuyant la sueur de son visage.
« N’en avez vous pas assez Blackguard ??
- Vous n’irez pas jusqu’au bout !
- En êtes vous certain ? »
Loneman se trancha alors les veines du bras droit puis s’assit sur un des chaise, laissant son sang s’écouler sur le sol. La Redqueen se releva, son beau visage était déchiré par la douleur et par les pleurs.
« Je vous suis… dit elle à contre cœur.
- Je savais que vous ne supporteriez pas cela, affirma le détective, vous ne pouvez vous voir en face, c’est pour ça qu’habituellement vous vous cachez dans votre alterunivers loin des souffrances et de la mort mais assez proche pour qu’elles existent. La Redqueen a pris sa décision, et vous Blackguard allez vous attendre que je meurs.
- Non ! Je viens tout de suite mais pansez vos plaies. »
Loneman plongea une main dans sa poche et en sortit un appareil en forme de pavé. Il le posa sur ses blessures et elles se refermèrent instantanément. Puis il se leva, chancela légèrement et sortit un autre objet de sa poche, semblable à une montre. Il se l’attacha au poignet et appuya sur un des boutons qui l’ornaient. Une grande sphère de lumière apparut, un vortex entre les mondes, La mort et La douleur s’y engouffrèrent suivies de Loneman.
« Bien joué Loneman ! dit le chef des services de protection du multivers.
- Merci monsieur.
- J’imagine que cela n’a pas été une partie de plaisir.
- Non monsieur
- C’est pourquoi vos honoraires on été augmentés de 25%.
- Merci monsieur.
- Dites moi Loneman, commença-t-il sur un ton enjoué, vous êtes sur de ne pas vouloir une place parmi nos agents, avec un grade bien sûr, se dépêcha-t-il d’ajouter.
- Non monsieur. Dit il en pensant, Je ne veux pas travailler pour des types qui donnent vie à La mort et à la souffrance sans penser aux conséquences.
- Bon, mais si vous changez d’avis contactez moi…
- Oui monsieur »
Ils se levèrent tout les deux, se serrèrent la main et Loneman allait sortir du petit bureau quand le téléphone rouge sonna. Le chef des S.P.M. répondit et eut l’air apeuré en écoutant ce que lui disait la voix dans le combiné, il raccrocha et leva la tête vers le détective qui s’était arrêté à la porte.
« Monsieur ?dit ce dernier pour la forme.
-Loneman, nous avons un nouveau problème...
- Désolé monsieur, je suis fatigué, cette fois ci nettoyez vos ********s tout seul ! »
Sur ces mots Loneman sortit en claquant la porte.
« Sale boulot, se dit il, deux malheureux malheurs en vadrouille et c’est à moi qu’on demande de les ramener. »
Il sortit de l’immeuble des S.P.M. et se dirigea à pieds vers le Angus Heart.
FIN
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Cachée
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