Bourreau

-= Chaos Servants =-
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Age : 36 ans
Lieu de résidence : L'antre du chaos
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Medgard a été posté le : 01/02/06 16:32
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Je vous présente l'histoire que j'ai écrit. Elle n'est pas encore terminé mais je met en commun ce que j'ai déjà rédiger. Voila!! J'aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez. Merci. Laissez un commentaire svp ou au moins repondez au sondage.
Chapitre 1 : Estor
Le froid recouvrait les terres du Nord près du royaume d’Eliador. C’était une journée venteuse de Seliandre, une de celle où seuls les aventuriers les plus courageux se trouvaient sur les routes. Un vent soufflant vers l’Est était les prémisses à de fortes rafales. Celles-ci étaient très dangereuses pour les simples humains et les non-magiciens car seule la sorcellerie pouvait protéger les hommes de telles tempêtes. Pourtant cinq voyageurs se trouvaient sur la route en direction de la porte sud du royaume. Ils étaient à peine visibles derrière les feuilles qui, arrachées aux arbres du bord de la route, venaient fouetter leur visage. On distinguait toutefois que ces hommes n’étaient pas de simples vagabonds, le matériel qu’ils transportaient parlait de lui même.
Le premier, un homme de forte carrure, se nommait Bargot. Il venait de Pegos, à l’Ouest. Il était doté d’un visage avenant quand il coupait sa petite barbe noire. Il avançait de façon mécanique car la fraîcheur de fin de journée ainsi que le vent le dérangeaient. Le second, un nain venant des montagnes de Grancol, s’appelait Goldim. Comme tous les nains, il possédait une longue barbe broussailleuse et une large hache qui, pendant à sa ceinture, décourageait les voleurs de s’approcher trop près du convoi. Le troisième était un Droom vivant sur les montagnes de l’Ancecor. Etant beaucoup plus grand que ses deux compagnons, il scrutait le lointain avec l’espoir d’apercevoir un abri. De plus, il était de taille fine et ses longs cheveux étaient châtains clairs. Tout comme son père il se faisait appeler Quismars, le Géant disaient certains. Les deux autres étaient des chevaliers d’Eliador : Ser Karl de la maison des Mandolen et ser Barion de la maison des Touloboi.
Ces cinq aventuriers étaient connus et reconnus dans la région pour leurs nombreux exploits, qu’ils devaient autant à leur courage qu’aux talents dont ils avaient fait preuve durant la dernière guerre. Ils avaient d’ailleurs été récompensés et travaillaient à présent pour le roi, ce même roi qui se faisait appeler Areas le Sage. Il avait en effet la réputation d'un homme fort cultivé passant ses journées à étudier dans la bibliothèque du palais.
Ce soir là, les trois aventuriers revenaient de la chasse organisée par leur roi. Ils rentraient épuisés après avoir tué des dizaines de bêtes sauvages. Les compagnons voyageaient avec un chariot où les corps inertes des bêtes avaient été entassés. Ils étaient encore à une dizaine de kilomètres du royaume au moment où le vent se fit plus fort. Ils avaient prit du retard et la tempête allait sûrement arriver. Tous les cinq avaient du mal à avancer. Alors qu’ils s’évertuaient à trouver un abri, Bargot jura sur la force des vents. L’obscurité gagnait peu à peu du terrain.
- Regardez mes amis, dit Ser Barion, un chemin de bûcheron. Peut être est-ce là notre chance.
- Nous n’avons pas le choix, dit Quismars, allons-y!
Le chemin de bûcheron sortait de la route et s’engouffrait dans la forêt. Cela n’inspirait aucune confiance aux cinq compagnons mais, quel autre choix avaient-ils ? Ils finirent par déboucher sur une petite clairière où les arbres avaient été coupés. La tempête était de plus en plus forte, si bien que lorsque Bargot aperçut la masure à l’abri des arbres les compagnons n’hésitèrent pas. Un arrêt ne ferait pas de mal.
Bargot fit remarquer à fort cris qu'il n'avait jamais vu de tempête aussi forte que celle-ci.
Aucune lumière ne traversait les fenêtres à moitié cassées de la vieille maison. De plus, aucune fumée ne sortait de la cheminée. Après avoir dissimulé du mieux qu’ils pouvaient le contenu du chariot derrière quelques branchages, ils avancèrent tous les cinq vers la petite maison. L’herbe avait poussé de tous les côtés et du lierre grimpait sur les murs. Quismars frappa à la porte. Après plusieurs minutes, un homme d’un âge fort avancé vint ouvrir et regarda le grand Droom. Cet échange de regards dura plusieurs secondes. Le vieillard avait une toute petite tête dotée d’un long nez et n’avait presque plus de cheveux. Ses habits délavés et déchirés lui donnaient un air assez étrange. A première vue, on aurait pu croire qu’il ne sortait jamais de chez lui. Son odeur indiquait qu’il ne se lavait guère plus souvent. Le vieil homme, après avoir regardé les compagnons un par un, fit un sourire édenté se voulant chaleureux et demanda d’une voix cassée ce que pouvait faire le vieil Estor pour les aider.
- Eh bien cher monsieur, répondit Quismars, mes compagnons et moi aimerions nous abriter de cette maudite tempête. Nous repartirons demain matin si vous consentez à nous laisser passer la nuit dans votre demeure.
Le vieillard esquissa un petit sourire. Visiblement il n’était nullement surpris de voir des voyageurs dehors par un temps pareil ou en tout cas ne le laissait pas paraître.
- Entrez messieurs, je vous en prie, dit-il simplement.
L’intérieur de la maison n’était pas très spacieux. Il n’y avait, en tout et pour tout, que deux pièces. Un salon et une cuisine. Dans le salon se trouvait un lit, une table en pierre, quelques chaises et une cheminée.
- Installez vous, dit Estor, je vais préparer le dîner.
Le vieillard s’en alla vers la seconde pièce. Les compagnons étaient affamés.
- Je n’ai pas du tout confiance en cet homme, dit Bargot à ses compagnons une fois que celui-ci fut parti.
- Il ne m’inspire guère plus confiance qu’à toi Bargot, répondit ser Karl, mais nous ne pouvons faire autrement que de rester chez lui le temps que la tempête se calme.
De son coté, le Nain était plongé dans l’examen de la grande table de pierre. Il n’écoutait pas les autres.
- Que pensez-vous de cette table ? demanda-t-il.
Bargot se retourna rouge de colère mais le Nain ne fut nullement impressionné par son ami.
- Ecoute Goldim, commença Bargot visiblement irrité, nous parlons de chose importante, tu ne vas pas commencer à nous raconter l’histoire de cette table !
- C’est pourtant une pièce tout à fait…
- ARRETE, s’énerva Bargot irascible, ça n’a absolument aucun intérêt même si nous reconnaissons tous tes fameux dons d’observation.
Le Nain n’insista pas et alla s’installer sur une chaise. Les autres suivirent rapidement son exemple. Quelques minutes plus tard le vieillard revint de la cuisine avec un petit chaudron bouillant. Une odeur délicieuse s’en échappait.
- Rôti de veau, annonça Estor.
- Très bien, très très bien, je meurs de faim, se réjouit Quismars.
Le vieux déposa le chaudron et retourna à la cuisine. Ce plat avait l’air délicieux, pourtant le Nain regardait le chaudron d’un œil sceptique.
- C’est étrange, vous ne trouvez pas ? demanda-t-il.
- Quoi donc ? fit Quismars.
Le Droom attrapa un morceau de viande dégoulinant d’une sauce rouge vive et le porta à sa bouche.
- Attends, ne mange pas, dit aussitôt le Nain.
- Qu’y a-t-il ? demanda Quismars en reposant la pièce de viande.
- Eh bien vous ne remarquez rien d’anormal ?
Quismars et Bargot se regardèrent sans comprendre.
- Explique nous, dit Bargot.
- C’est très simple, commença-t-il, la cheminée est dans le salon mais contre toute attente ce vieillard fait cuire sa viande dans la cuisine. C’est étrange non ?
Bargot soupira.
- Cet homme ne nous veut pas de bien, dit-il.
- C’est ce qu’il me semble en effet, confirma le Nain.
Les compagnons attendirent le retour du vieillard. Celui-ci ne se fit pas attendre longtemps et lorsqu’il revint quelques minutes plus tard les chevaliers attendaient devant la porte pour bloquer la sortie. Lorsque le vieux les regarda visiblement effaré Goldim bondit de sa chaise tel un fauve sur sa proie et le menaça avec sa hache. Bargot attrapa le vieux par derrière et l’empêcha de fuir. Estor ne pouvait plus bouger et Quismars se dressa devant lui. Il le regarda dans les yeux pendant quelques secondes et s’aperçut qu’il n’avait pas peur. Cela le troubla quelque peu.
- « Qui est tu ? » demanda le Droom.
Le vieux ne répondit pas. Il regardait fixement Quismars.
- « Qui est tu ? » insista le Géant.
Estor ne répondit toujours pas mais au bout de quelques secondes se mit à rire bruyamment. La situation paraissait l’amuser.
- « Pauvre humain, cria celui-ci d’une voix grave, vous ne pouvez rien contre les serviteurs des dieux du Chaos, que Xarnof vous maudisse ».
Puis le vieillard disparut de la salle dans un nuage de fumée. Son sinistre rire retentit encore pendant quelques secondes dans la petite maison avant que le silence ne règne à nouveau. Les trois compagnons se retrouvèrent seuls sans aucune trace du vieillard qui leur avait bel et bien faussé compagnie. Cet homme était un magicien serviteur des deux dieux du Chaos, Xarnof et Temaris. Bargot, fou de rage, retourna littéralement toute la maison mais, à son grand désespoir, ne découvrit rien d’autre qu’un petit bracelet portant le Blason Noir, emblème des mages des ténèbres. Cela confirmait le fait que cette homme était au service du Chaos.
Chapitre 2 : Le rapport
Les compagnons avaient décidé de dormir dans la masure. La nuit ne leur avait pas vraiment été agréable mais la tempête s’était calmée et ils purent reprendre la route qui sinuait dans la vallée en direction des remparts et de la porte sud du royaume. Ils avaient décidé qu’il fallait prévenir, au plus tôt, le roi des événements récents. Ils récupérèrent leur charrette et le produit de leur chasse puis se mirent en route. Le temps était très doux ce matin. Une petite brise venait caresser le visage des voyageurs, rien à voir avec la tempête qu’ils avaient du affronter la veille. Le soleil n’étant pas encore très haut dans le ciel, la route n’était pas très éclairée et ils furent contraints de ralentir leur allure.
Au bout d’environ six heures de marche les cinq compagnons furent en vue des grands remparts qui entouraient les terres constituant le royaume du roi Areas. Il était très prospère. Sa capitale était Eliad. Cette ville, étant la plus proche de la porte sud, était devenue la plus importante du royaume et le Roi avait fait construire son palais au centre de cette ville. C’était un homme fort riche et son palais était somptueux. Eliador avait essentiellement une activité commerciale mais disposait tout de même d’une armée régulière bien entraînée forte de trois mille fantassins et de mille cinq cents cavaliers et cinq cent chevaliers mieux entrainés et mieux armés. Cette armée avait d’ailleurs marché, quinze ans plus tôt, aux côtés des armées des autres grandes puissances humaines pour vaincre les forces du Chaos. Leurs forces combinées avaient fini par avoir raison des armées du mage noir Malerne car la Grande Guerre fut terminée par la déroute des forces du Chaos. Mais les anciens Mages Noirs, les plus fidèles serviteur de Malerne, s’étaient enfuis et ils erraient encore dans le monde sans que personne ne se préoccupe d’eux. Ils pouvaient donc, en évitant les villes humaines, se déplacer à leur guise. Plus personne ne s’en inquiétaient car ils étaient sans chef. Ils n’étaient donc pas dangereux. Mais les trois compagnons avaient bel et bien rencontré un Mage Noir et cela n’était pas une bonne nouvelle.
Ils arrivèrent vers midi devant la porte sud d’Eliad. Devant celle-ci, on apercevait de nombreuses caravanes marchandes qui attendaient leur autorisation de passage. Au dessus de la porte, on pouvait voir le blason de la famille royale. Celui-ci représentait un chevalier vêtu de couleurs vives transperçant un lion de sa lance. Les compagnons passèrent sous la porte et prirent une grande route qui menait vers Eliad, une longue route toute droite pavée, et une des plus anciennes du royaume. Ils arrivèrent dans la ville trente minutes plus tard, déposèrent leur chargement dans un entrepôt et prirent la direction du palais. Il se trouvait au milieu de la ville dans un des quartiers les plus anciens. Ce quartier était entouré d’une deuxième ligne de remparts un peu moins haute que les précédentes. Les rues étaient très animées à cette heure de la journée et les compagnons furent retardés. Après environ vingt minutes de marche dans le vieux quartier ils arrivèrent devant le grand palais royal. C’était un très grand bâtiment qui comportait une façade blanche et de nombreuses tourelles recouvertes d’une fine couche d’or. Un grand escalier en marbre donnait accès à une large porte en verre : la porte du palais.
Les compagnons gravirent l’escalier. Devant la grande porte, deux gardes les arrêtèrent. Le premier était visiblement plus élevé dans la hiérarchie. Il portait une armure de plate portant le blason des Wade. Le second portait simplement l’écusson des gardes du palais.
- « Ser Willis Wade, se présenta le premier, que puis-je pour vous ? »
Quismars lui répondit aussitôt qu’ils désiraient voir le roi au plus tôt pour s’entretenir avec lui d’un sujet important. Ser Willis, après avoir relevé leurs noms, les mena jusqu'à une petite porte richement décorée. Ils patientèrent quelques minutes puis le chevalier les mena dans une salle d’attente.
- « Le Roi vous recevra bientôt, dit-il. »
Quelques minutes plus tard, ser Willis les mena devant une porte gigantesque.
- Vous pouvez entrer, dit-il, le roi Areas vous attend.
Les compagnons pénétrèrent dans une vaste pièce au plafond très élevé. Il donnait une impression d’immensité. Les murs de la salle étaient recouverts de ta*******eries aux couleurs chatoyantes mettant en scène de hauts faits de guerre. On y voyait des chevaliers caparaçonés d'armure étincelantes combattant courageusement des ennemis plus nombreux qu'eux. Au fond de la pièce, Areas était installé sur un grand fauteuil. Il était richement habillé. Une longue robe rouge vive lui cachait tout le corps et un pan se déployait devant le fauteuil. Derrière lui flottait l’emblème de sa famille, les Prescien. Son visage était bienveillant et sa courte barbe noire lui donnait un air très sympathique. Il était reconnu comme le meilleur souverain qu’Eliador ait jamais connu, mais Areas, modeste comme il était, rappelait sans cesse à ses sujets qu’Eliador n’avait pas eu assez de souverains pour pouvoir faire la part entre les bons et les mauvais. En voyant entrer les trois hommes, il se leva.
- « Bien le bonjour, dit-il. Ser Willis m’a annoncé votre arrivé. De quoi vouliez vous m'entretenir » ?
Bargot s'agenouilla en bas l'estrade où se trouvait le Roi tandis que ses compagnons restèrent en retraient. Il conta au Roi ce qui leur était arrivé. Il expliqua à Areas que la tempête étant trop forte sur la route ils avaient été contraint de chercher un abri. Il lui raconta comment ils avaient découvert la maison d’Estor et comment ils l’avaient démasqué après avoir échappé au piège qu’il leur avait tendu.
Le Roi garda le silence quelques instants. Il avait l’air de prendre la situation très au sérieux. Le Nain, était aussi très préoccupé par la situation. Ce détail était plutôt mauvais signe car ce n’était pas dans son habitude de s’inquiéter ; tourner tout en dérision lui ressemblait davantage.
- Eh bien, je crois que je n’ai pas vraiment le choix, conclut Areas, je vais devoir prendre des mesures. Avant tout, puis-je voir ce bracelet que vous avez trouvé ?
- Tout de suite Votre Majesté, répondit Bargot.
- Mon cher Bargot, objecta le roi, nous nous connaissons depuis assez longtemps pour oublier un peu le protocole. Sans vous, je ne serait plus de ce monde. Dois-je vous le rappeler sans fin ? Si il y a cinq ans durant la petite escarmouche à laquelle se livrèrent les gobelins vous n'étiez pas intervenu je serait mort.
- Vous avez raison, convint Bargot, tenez voici le fameux bracelet.
Le roi examina le bracelet un court instant. Il le tourna et le retourna puis le rendit à Bargot.
- C’est en effet l’emblème des mages noirs, annonça le Roi. Mais pourquoi ce mage aurait-il laissé ce bracelet derrière lui, si ce n’est pour nous annoncer leur retour.
Le Nain s'avança.
- Majesté, dit-il, puis-je me prononcer sur ce sujet ?
- Bien entendu.
- Eh bien, je pense qu'avant de disparaître, lorsque que le mage cria ce que Bargot vous a rapporté, il a voulu faire connaître leur retour. Ils souhaitent que l'on ait peur d'eux.
Areas garda le silence quelques secondes puis il reprit :
- Certes ami Nain.
Puis il se tourna vers Bargot et ajouta:
- Il s’est passé quelque chose cette semaine. Je n'ai plus de nouvelles de la tour de garde. J’ignore si cela a un rapport avec ce mage mais… Enfin nous verrons bien. Goldim, Quismars, ser Barion, ser Karl, vous avez l'autorisation de vous retirer. Vous êtes tenus de venir ce soir à neuf heures dans la salle de réunion du palais. De nouvelles information vous serons révélées. Bargot, veuillez rester j’aimerais m’entretenir avec vous.
Le Nain, le Droom et les deux chevaliers saluèrent respectueusement le Roi et quittèrent la salle. Devant la porte, ser Willis les attendait. Il les guida froidement jusqu’à la sortie du palais. Arrivés devant l’escalier principal du bâtiment, il les salua et s’en alla. Les deux chevaliers prirent congé de leurs amis et partirent ensemble vers le centre d’Eliad.
- Cet homme est digne de sa réputation, dit Quismars en s’asseyant sur un banc après le départ des chevaliers.
- Je suis d’accord avec toi, repondit Goldim, et plus que tout, c'est un homme bon. J’espère seulement qu’avec l’aide de Bargot il saura gérer la situation.
- Ne t’inquiète pas pour cela. De toutes façons, nous aurons des détails supplémentaires ce soir au conseil. Tache de ne pas être en retard pour une fois.
Le Nain ne releva pas. Après un court instant, Quismars se leva et dit au revoir à son ami.
- « Je rentre chez moi, dit-il, à ce soir. »
Le Nain lui répondit d’un signe de tête puis le Droom partit en direction de sa maison dans le quartier Nord de la ville. Goldim resta assis sur le banc pendant quelques minutes puis il partit vers la taverne du « Chien chaud ». C’était sa taverne préférée.
La maison de Quismars était située dans un quartier marchand. Le mobilier était plutôt quelconque mais une armoire datant du 5ème karak faisait tout de même ressortir la richesse relative du propriétaire.
Lorsque Quismars rentra chez lui, sa maison était proche du palais, il déposa son manteau de cuir noir sur une chaise et commença à rassembler ses affaires car son instinct légendaire lui avait soufflé qu’Areas allait leur confier une mission. Il plia soigneusement quelques babioles, un corde, quelques morceaux de viandes sèches accompagnées d'épices ainsi que d'autres accesoires complémentaires et prit un soin particulier pour son matériel de crochetage qu'il avait gagné l'année passée. De son côté, Goldim s’installa sur un siège dans la taverne du « Chien chaud » et commença par commander une bière. Celle-ci fut bientôt suivie par une dizaine d’autres mais cela ne le rendit pas saoul car la consommation d'alcool étant dans les mœurs de la civilisation naine depuis des siècles, la résistance à l'alcool était devenu héréditaire.
Puis l’heure du conseil arriva et, chacun de son côté, Goldim et Quismars se dirigèrent vers le palais du seigneur Areas.
Chapitre 3 : Le conseil
La salle où devait se dérouler le conseil se situait au milieu du palais et donnait sur une petite cours centrale. Des arbres principalement fruitiers s’y trouvaient ainsi que des fleurs d’été et d’hiver. Les fenêtres de la pièce donnant sur l'est et l'heure tardive de la réunion faisait qu’elle était plutôt sombre. Quelques torches avaient donc été disposées sur le mur ouest à intervalles réguliers. Le mouvement des ombres sur les murs donnaient à cette réunion un air assez triste, qui allait assez avec ce qui allait s’y dire.
A neuf heure précise arrivèrent Goldim et Quismars. Il furent les derniers à arrivés. Toutes les personnes conviées à ce conseil étaient déjà installés dans les fauteuils de la salle. Ces personnes formaient deux groupes distinct. D’un côté les hommes d’armes en cotte de maille ou corselet de plate et de l’autre les mages en longue robe de couleur diverses. Pour différenciés les spécialités des mages il suffisait de voir la couleur de la robe. Lorsque le Droom et le Nain entrèrent dans la salle, six personnes étaient déjà assises. Devant elles, sur un petite estrade, se trouvait le roi sur un siège surélevé. Sur un siège moins haut se trouvait Bargot. Il avait prit la place du premier conseiller du roi qui n’était pas convié à ce conseil.
- Bien, dit Areas lorsqu’ils furent installés. J’ai rassemblé ce soir dans cette pièce l’élite de mon royaume. Aussi bien militaire que magicien. La raison, là voici : depuis trois jours, je n’est plus aucune nouvelle de la tour de garde. Je crains une attaque des gobelins de l’est. Si ma crainte se révélait véridique il nous faudra réagir rapidement avant qu’ils ne pillent toute la région. Une bataille en terrain découvert nous est préférable. J’ai envoyé hier des éclaireurs qui ne sont pas revenus. C’est pourquoi je vais vous envoyer repérer le terrain. Mon armée se tiendra prête au cas où vous m’avertirez d’une attaque. Vous partez demain matin. Quelqu’un a-t-il une question ?
Quelques secondes passèrent pendant lesquelles personne ne bougea puis, lentement, un grand homme mince vêtu d’une longue robe bleu ciel se leva.
- Votre Majesté, commença-t-il, pourquoi envoyer vos meilleurs éléments pour quelque chose dont vous n’êtes finalement pas certain ? N’importe qui pourrait se charger de cette mission !
Areas regarda le mage intensément quelques secondes comme s’il essayait de percer ses pensées.
- Je n’en suis pas certain Tiriel. Pourquoi croyez-vous que mes éclaireurs ne sont pas revenus ?
- Je pense que les gobelins n’ont pas pu attaquer la tour.
- Pourquoi ?
- Vous savez aussi bien que moi qu’ils n’ont plus de chef.
Le Roi marqua une courte pause.
- Je m’attend à tout avec ces bêtes.
- Très bien Majesté, s’avoua vaincu le mage. Il ne m’appartiens pas de mettre en doute votre parole.
-Bien. Le conseil est terminé. Vous avez l’autorisation de vous retirer. Surtout n’oubliez pas. Le départ se fera demain matin à l’aube devant le palais.
Tiriel se leva le premier et sortit de la salle. Il n’avait visiblement pas apprécié que le roi ne fut pas du même avis que lui en ce qui concerne les gobelins. Puis petit à petit la salle se vida jusqu'à ce que Bargot et Areas se retrouvent seuls.
-Ahh, soupira le roi. Ce Tiriel me fatigue. Il essaye toujours d’avoir un mot à dire dans les réunion.
- Il envie de votre place Majesté.
- C’est possible en effet. Il aimerai sûrement avoir sont propre royaume, hé ! D’ailleurs je connaît ses agissements. Il a un jour essayer de retourner contre moi le conseil des mages d’Eliad. J’en ai été immédiatement informé et il na réussit à rien. Il croit sûrement que je ne suis pas au courant.
Bargot eu un sourire en coin.
-Au fond, il ne gène pas et une cour sans complot et magouilles n’en est pas une.
Le roi partit d’un fou rire non contrôlé.
Chapitre 4 : Le trajet vers la tour
L’expédition quitta Eliador à l’aube. Le roi espérait que les dix compagnons arriveraient le soir même à la tour de guet. Cela leur éviterait de passer une nuit dans la nature, Areas était très proche de ses hommes. Il avait donné aux huit hommes les chevaux les plus rapides de toute la région. Il s’agissait de ceux que les messagers utilisaient en temps de guerre. Le commandement de l’expédition avait été confié à Quismars. Il en était d’ailleurs très fier. Le mage Tiriel, de son coté, ne cessait de jurer mais chevauchait tout de même tête haute. Il aurait apprécié avoir le commandement de la mission.
L’expédition passa par la porte Sud appelé Porte du Chevalier Blanc en raison de son constructeur, le premier roi d’Eliador. Celui-ci chevauchait toujours une jument blanche comme la neige. Il portait une armure blanche qui selon la légende restait blanche même après une bataille. On disait que rien ne pouvait altéré sa pureté. Devant cette porte s’étendait, à perte de vue, la Grande Forêt. De nombreuses histoires circulaient à son sujet. D’aucuns disaient qu’après la guerre contre les forces du chaos, les légions d’Hommes-Bêtes s’étaient enfuies dans cette forêt lorsque leur défaite était devenue inévitable. Depuis, on racontait que cette forêt était hantée. On disait même que ces bêtes n’attendaient que d’avoir un chef pour passer à l’attaque. Mais toutes ces histoires n’étaient que des ragots racontés par les soûlards le soir dans les tavernes ou des contes pour faire peur aux enfants. Personne n’y croyait réellement.
Quismars avait prit la tête de la colonne. Il chevauchait un puissant étalon noir, le seul assez robuste pour supporter son poids. Il l’avait baptisé « Dworyon » qui signifiait « Hache de Sang » en raison de ses yeux rouges. Aux cotés de Quismars se tenait Goldim. Le Nain avait catégoriquement refusé de monter à cheval. Il était donc installé à l’arrière d’une charrette tirée par deux chevaux de labour. Il en était d’ailleurs plutôt content. Derrière eux chevauchait Roylé, un Barbare venu d’Ungolia, la célèbre cité des Barbares. Il était un peu plus petit que le Droom mais ses muscles puissants et son regard dur le rendait très impressionnant. Il était suivi de deux mages, Tiriel et Magma. Magma était légèrement plus petit que Tiriel mais nettement plus âgé. Il avait une barbe rousse et lisse. A la différence de son confrère, il portait une robe rouge feu. La robe rouge indiquait qu’il s’agissait d’un mage du feu. Tiriel était quant à lui mage de l’air. Les deux mages étaient suivis de Turelio, un simple soldat du camp connut pour sa vivacité d’esprit et sa cordialité. Il avait été choisit pour cette mission en raison de la première de ces deux qualité.
A la fin de la colonne se tenaient les deux chevaliers, ser Barion et ser Karl. Les deux chevaliers avaient fier allure dans leurs armures resplendissante. Ils avaient grandit ensemble à la cour du roi car leurs père respectifs, deux puissants nobles, étaient installé pour raison diplomatique à Eliad. Ils étaient eux même suivis de deux étranges personnes. Celles-ci attiraient l’attention des paysans que l’expédition croisait. Il s’agissait de Maïstah, un Terax, et de Verdish de la tribu des Deïmar. Les gens de leurs races étaient très rares dans l’Est de Medgard. En plus de cela, les marques corporelles, notamment les tatouages, qui étaient courantes dans leurs pays intriguaient la population locale.
Ils passèrent donc près de la lisière Est de la forêt et quelques heures plus tard, la tour de garde apparut à l’horizon. Elle avait été construite par les hommes très longtemps auparavant. Elle possédait plusieurs niveaux. Il avait fallu près de quatre vingt années pour la construire. Pendant la Grande Guerre, les forces du chaos l’avaient en partie détruite. Depuis, elle avait été restaurée mais on voyait distinctement que la partie gauche de la tour était plus récente que la droite. En s’approchant, les hommes virent une immense colonne de fumée s’élever du haut de la tour. Quismars partit au galop et les autres hommes suivirent rapidement son exemple. Ils arrivèrent au pied de la tour le soir même. Les chevaux étaient épuisés mais au moins ils étaient arrivés au terme du trajet.
La porte principale était détruite et des cris strident en sortaient. Quismars descendit de cheval et s’approcha de ce qui restait de la porte. Un cadavre de gobelin gisait sur le palier.
-Des gobelins, constata Quismars, le roi avait raison. Tiriel venez par ici s’il vous plait.
-Qui a-t-il ? demanda celui-ci en s’approchant.
-Vous êtes bien mage de l’air, n’est ce pas ?
-C’est exact, répondit le mage.
-Vous êtes donc capable de voir des choses que les yeux sont incapable de percevoir.
-Si c’est ce que vous voulez dire, je peut effectivement envoyer mon esprit voir à ma place des choses lointaines où cachés aux simple yeux des hommes.
-Pourriez-vous savoir combien d’ennemis ont investi La Tour ?
-Eh bien je devrais pouvoir le faire mais il me faudrait être seul quelques minutes. Il faut que je me concentre, je vous demanderai de faire le moins de bruit possible.
Quismars acquiesça. Tiriel se mit à genoux au pied de la tour et commença à marmonner des paroles incompréhensibles. Son visage était crispé par l’effort. Plusieurs minutes passèrent puis le mage tenta tant bien que mal de se relever. Quismars voulu l’aider mais le mage refusa son aide d’un geste de la main. Il était tout à fait capable de s’en sortir seul.
-C’est une invasion de grande ampleur, souffla-t-il.
-Comment cela ? demanda Quismars.
-Les gobelins ont un camp dans la vallée un peu plus bas. Dans la tour, ils doivent être une centaine. Mais ils n’y a pas que des gobelins dans la tour. J’ai senti autre chose…
-Qu’était ce ?
-Des survivants. Ils sont au sommet de la tour. Ils ont du résister aux gobelins et s’y sont réfugiés. Ils combattre là haut. Je pense qu’ils ne tiendront pas très longtemps si nous ne leur venons pas rapidement en aide.
Quismars réfléchit un instant puis ils se tourna vers ses compagnons qui n’avaient rien perdu de la conversation.
-Maïstah, dit-il en se tournant vers le Terax, vous allez retourner au camp de toute urgence. Il faut que vous avertissiez le roi de ce qui se passe ici. Revenez vite avec l’armée car les gobelins vont sûrement reprendre leur progression d’un jour à l’autre. Quant à nous, dit Quismars en parlant à ses autres compagnons, nous allons entrer dans la tour et la reprendre même s’il faut que nous le payions de nos vie. Maïstah, allez-y.
Le Terax enfourcha son cheval et partit au grand galop vers le camp pendant que Quismars et les autres membres de l’expédition passaient la porte de la tour.
Chapitre 5 : La tour
Le hall d’entrée de la tour était gigantesque. Les corps de gardes et de gobelins jonchaient le sol. Les combats avaient été féroces. Les compagnons eurent d’ailleurs du mal à enjamber tous les corps. Ils traversèrent le hall sans rencontrer âme qui vive. Ils arrivèrent bientôt devant un grand escalier. Quismars qui était passé devant leur fit signe de s’arrêter lorsqu’il entendit une voix très aiguë.
-Pourritures d’homme, disait celle-ci, ils sont coriaces.
-Ils ne nous résisteront pas longtemps Arzarak, assura une seconde créature, ils sont coincés la haut. Les hommes ne nous ridiculiseront plus lorsque nous les auront tous…
Le gobelin n’eut pas le temps d’en dire plus car une hache lui transperça le torse. Une grimace de douleur s’inscrivit sur sa figure et il s’écroula lourdement sur le sol. Le second gobelin fut tellement pris de court qu’il n’eut pas le temps de dégainer son arme. Il ne vit même pas Tiriel lui envoyer un éclair en plein visage. Arzarak suivit son compagnon dans sa chute.
-Bravo, félicita Quismars, je me demande si j’aurais fait mieux.
-Merci, répondit modestement Tiriel, mais pour ma part, lancer des éclairs est un jeu d’enfant. Je ne voudrais pas me vanter, mais je maîtrise mon art comme personne.
-Quant à moi il en va de même pour le lancer de hache, dit Goldim. Eh puis j’en avait déjà trop entendu de la bouche de cette créature.
Magma s’approcha de Tiriel et le prit à part.
-Tiriel, dit-il, attendez de me voir à l’œuvre et vous verrez par vous même ce que vaut un vrai mage du feu.
-Oh mais je n’ai jamais douté de vos compétence. Cependant, j’aime croire que je suis l’un des meilleurs. Nous ferons un concours un de ces jours si vous le voulez et vous verrez…
-Très bien, répondit Magma, j’adore rendre les gens ridicules. Je trouve que cela me glorifie.
Ils s’esclaffèrent tout deux.
Sur ce, les compagnons reprirent leur avancée. Ils commencèrent par visiter tout le premier étage. Ils prirent par surprise trois autres gobelins. Ceux-ci étaient tellement stupéfait de les voir qu’il n’opposèrent qu’une très faible résistance.
-Regardez, c’est l’armurerie, cria Verdish en ouvrant une porte. J’ai toujours aimé visiter les armureries des autres sans leur demander. Je me souvient que dans mon village…
-Ouais des armes, coupa Goldim en se jetant dans l’armurerie. J’adore les armes. Regardez moi toutes ses haches.
Le Nain ne se retint pas le moins du monde. Il prit tout ce qu’il pouvait porter. Entre autres, il prit des haches de lancer, des fléchettes à bouts empoisonnés ainsi qu’un grand heaume. Puis, il découvrit, dans un tas de dague rouillées, appartenant aux gobelins, un petit coffret.
-Qu’est ce que ça peut bien être ? demanda le Nain en revenant vers ses compagnons.
-Je peux le voir ? demanda Magma. Je ne vais pas vous le voler, ajouta-t-il en voyant la réticence du Nain à lui donner l’objet.
Le Nain regarda le mage un instant puis lui tendit le coffret. Celui-ci examina la petite boite.
- C’est bien ce que je craignais, dit le mage au bout de quelques secondes. Ce coffret est protégé. Je vais le garder et l’examinerai plus tard lorsque nous aurons plus de temps. J’espère que cela ne vous pose aucun problème Goldim ? A moins que vous ne vouliez vous risquer à ouvrir ce coffret au péril de votre vie ?
-Sans façons, répondit rapidement le Nain, gardez le, j’ai déjà du mal à me déplacer avec toutes ces armes.
Les compagnons reprirent leur progression et gravirent trois étages sans trouver de résistance sérieuse. Ils n’eurent à se confronter qu’a quelques gobelins isolés qu’ils égorgèrent dans le plus grand silence avant que toute alarme est put être sonnée.. Ils montèrent encore deux étages en massacrant tous les gobelins qu’ils croisaient. Il y en avait d’ailleurs de plus en plus. Ils finirent par arriver à un étage où régnait un grand désordre. Les combats avaient été très violents dans cette partie de la tour. Ils traversèrent deux autres pièces également sens dessus dessous puis arrivèrent dans une grande salle où ils découvrirent le dernier bastion de résistance. Les derniers gardes de la tour se battaient contre des multitudes de gobelins, mais ils tenaient bon et gardaient leurs positions. Ils avaient placés au milieu du couloir une barricade faite de meuble. Roylé le Barbare n’attendit aucun ordre et se jeta dans la mêlée en donnant de grands coups d’épée. Les gobelins furent pris de court par cette attaque surprise mais se ressaisirent et passèrent de nouveau à l’attaque. Quismars, Turelio, Goldim, Verdish ainsi que les deux chevaliers allèrent prêter main forte au Barbare. Ils taillèrent se qui se trouvaient sur leur passage et de nombreux gobelins tombèrent sous leurs coups. Les deux mages, quant à eux, étaient restés en arrière et massacraient les gobelins grâce à leur magie respective. Des dizaines et des dizaines de gobelins tombèrent mais ceux-ci reprirent l’avantage en s’aidant de leur supériorité numérique. Il fallait faire quelque chose.
-Tiriel, appela Magma tout en envoyant une boule de feu sur un ennemi qu’il jugeait trop proche, il faut que nous fassions appel à un sort capital ou nous allons perdre la partie.
-Mais cela est beaucoup trop risqué, rétorqua Tiriel.
-Nous n’avons plus le choix. Prenez ma main.
Tiriel hésita une seconde. Avait-il peur ?
- Vous êtes certain que…
- DEPECHER-VOUS ! cria Magma.
Tiriel s’empressa de prendre la main de son confrère et se concentra. Les deux mages tentaient d’anéantir tous les gobelins présents dans cette salle mais cela demandait une énergie colossale et une concentration totale. Ce sort était très dur à réaliser, surtout sur le terrain. La différence majeur était qu’en entraînement, le stress n’intervenait pas car rien ne dépendait réellement de la réussite du sort. Là, c’était tout autre chose.
-C’est maintenant que nous allons voir si nous sommes aussi bons que nous voulons bien le croire, dit Magma.
Les deux mages se concentrèrent. Ils formèrent l’image d’un gobelin dans leur esprit et concentrèrent toute leur énergie sur cette image. Il ne fallait omettre aucun détail ou le sort ne fonctionnerait pas. S’il le gobelin représenté dans l’esprit du mage avait une anomalie alors le sort pouvait se retourner contre celui qui tentait de l’exécuté. Voilà d’où venait l’hésitation de Tiriel.
L’énergie déferla dans la salle et le sol se mit à trembler. Les mages étaient dans un état de concentration extrême. Il y eut un bruit énorme puis une explosion. A celle-ci succéda une lumière intense et la lumière laissa place aux ténèbres. Tout devint noir et le silence fut total. Progressivement la lumière revint et les hommes virent que les mages avaient réussi. Les gobelins gisaient à présent sur le sol, morts. Une affreuse grimace était inscrite sur leurs figures. Ils avaient dû énormément souffrir avant de succomber.
Les deux mages avaient puisé toute leur énergie et s’étaient évanouis. L’effort avait été trop intense pour qu’ils restent conscients. Quismars, Turelio et Goldim les transportèrent dans un coin de la salle. Tous les compagnons étaient en vie même si certains avaient quelques égratignures, rien de très grave. Pendant que ceux-ci s’occupaient des deux mages, le commandant Sérros qui avait organisé la résistance s’avança.
-Je vous dois la vie, dit-il. Merci.
- Vous ne nous devez rien commandant, répondit ser Barion, c’était notre devoir que de vous secourir.
- Mais, je vous reconnais, dit Sérros en se tournant vers Goldim et Quismars, vous êtes les héros de la Grande Guerre. Je vous suis reconnaissant d’avoir sauvé la tour, ma vie et celles de mes hommes. Si je peux faire quelques chose pour vous, n’hésitez pas à m’en faire part.
- C’est très aimable à vous commandant, répondit Quismars, mais pour l’instant nous n’avons que peu de temps pour parler. Il nous faut un plan d’action.
Quismars présenta ses compagnons puis, avec l’aide du commandant et de ses hommes, il fit apporter des lits pour que les mages soient mieux installés.
- Maintenant commandant, racontez moi, que s’est-il passé ?
- Eh bien, commença Sérros, cela a débuté il y a deux jours. Les gobelins nous sont tombés dessus en pleine nuit et ont enfoncé la porte. Après un grand combat dans le hall, nous avons dû reculer. J’ai pris moi même la décision de nous replier jusqu’à cette pièce en haut de la tour. Nous ne les avions pas vu arriver car c’était une nuit sans lune et surtout, nous ne nous attendions pas à une offensive des gobelins. Nous n’étions pas prêt et pensions qu’ils étaient trop occupés à harceler les Barbares à l’est. Ils ont fait preuve d’une intelligence étonnante.
- Oui en effet, répondit Quismars, c’est étrange. Enfin bon, demain, si tout ce passe bien, nous aurons des renfort et nous pourrons contenir les gobelins en attendant que l’armée du roi soit prête. Lorsqu’elle sera arrivés nous pourrons les écraser sans trop de problème. A combien estimez vous leur armée?
Le commandant réfléchit un instant.
- D’après ce que j’ai vu, ils doivent être au moins six ou sept mille. Malgré leur nombre, nous devrions pouvoir les écraser car ils sont mal entraînés et lâches. Sans compter que leur armée ne comporte aucun corps de cavalerie.
L’heure était tardive et les compagnons épuisés. Ils se couchèrent à même le sol avec des couvertures que le commandant leur procura. Les hommes de Sérros montaient la garde et les compagnons purent dormir sans se préoccuper de surveiller leurs arrières.
La nuit passa sans incident et, au petit matin, les compagnons et les mages furent réveillés par le commandant en personne. Tiriel et Magma étaient en pleine forme et avaient récupéré tout leurs moyens.
- Les renforts sont en vue, annonça Sérros. Mais les gobelins se préparent à attaquer la tour. Nous devrons tenir jusqu'à l’arrivée de l’armée.
- Pouvons nous rejoindre les renforts ? demanda Goldim.
- Même si cela était possible je ne le ferais pas. Je suis chargé de garder cette tour et je le ferai. Si nous laissions la tour sans protection, les gobelins s’en serviraient contre nous. Nous devons rester ici.
- Il a raison Goldim, dit Quismars. Il faut préparer la défense de la tour dès maintenant.
Quismars, Goldim et le Commandant placèrent les hommes aux endroits stratégiques. Ils espéraient infliger le plus de pertes aux envahisseurs. Ils érigèrent également des défenses improvisées. Les portes furent renforcées et les couloirs à moitié obstrués. Les gobelins devraient passer un par un ce qui permettrait aux défenseurs de les repousser au moins quelques temps. Trente minutes plus tard, les gobelins avancèrent vers la tour avec la ferme intention de la reprendre mais cette fois-ci, les hommes n’avaient pas l’intention de céder aussi facilement.
Lorsque les premiers gobelins enfoncèrent la porte ils furent reçus par une volée de flèches. Une dizaine de gobelins tombèrent et leur mort fut tellement rapide qu’ils n’eurent même pas le temps de voir leurs bourreaux. Voyant que leur technique ne marchait pas, les envahisseurs utilisèrent leur avantage numérique pour déborder les défenseurs. Ils entrèrent dans le hall mais durent reculer car les projectiles volaient de toutes parts. Une cinquantaine de gobelins périrent. Ils finirent par se rassembler au centre de la salle et firent un rempart de bouclier pour ne pas se faire exterminer. Les guerriers humains mirent leurs arcs de côté et dégainèrent leurs épées et haches. Ils se jetèrent sur les gobelins. Roylé s’avança le premier et fondit sur les ennemis. Il se tailla un chemin à grands coups d’épée. Les gobelins, petit et agile, esquivaient souvent les coups des hommes. Le combat fut violent et les pertes furent lourdes dans les deux camps. Au terme de ce combat, les humains furent contraints de se replier au niveau supérieur.
Lorsque les gobelins gravirent l’escalier qui menait au second niveau, ils furent accueillis par les archers du commandant Sérros. Les peaux vertes furent repoussées et certains périrent dans l’escalier. Ceux-ci voyant leurs frères mort utilisèrent une nouvelle technique. Ils avancèrent dans l’escalier serrés les uns contre les autres avec leurs boucliers au dessus de leur tête. Les flèches des défenseurs ricochèrent sur le mur de boucliers et les gobelins atteignirent le deuxième niveau sans autre perte dans leurs rangs.
Les combats au second niveau furent violents mais rapides. Ils durèrent à peine une vingtaine de minutes et après ce court moment, les hommes reculèrent de salle en salle. Les assaillants arrivèrent enfin dans la dernière salle du second niveau. Une surprise avait été préparée pour les gobelins. Lorsque ceux-ci entrèrent dans la salle, la porte claqua et se verrouilla derrière eux. La lumière s’éteignit. C’était un noir compact. Il n’y avait plus une seule source de lumière. Les fenêtre avaient été condamnées, aucune lumière n’en filtrait. Un gobelin avança à tâtons devant tous les autres. C’était le plus gros et le plus laid de tous, sûrement celui qui dirigeait l’attaque. Les autres gobelins le suivirent en allumant des torches. Dans cette pièce, il y avait une mezzanine mais ils l’ignoraient. Les torches n’éclairaient pas assez la pièce. Les hommes avaient disparu à leurs yeux mais en réalité ils se trouvaient juste au-dessus. Le mage Tiriel arrivait à voir. C’est lui qui avait formé ce noir car en réalité de la lumière traversait encore un peu les fenêtres. Il attendit que les gobelins se trouvent juste au milieu de la salle pour rallumer la lumière grâce à sa magie. On aurait dit que la lumière venait de nulle part car aucune source ne pouvait justifier sa présence. Lorsque la lumière fut revenue, les hommes étaient déjà en place et ils ne leur resta plus qu’à massacrer les gobelins qui se trouvaient sous eux. Ce fut une vraie boucherie. Les gobelins hurlaient, tombaient sous les flèches et les carreaux des hommes. Tous se tordaient de douleur et courraient dans tous les sens sans savoir quoi faire. Mais ne l’avaient-il pas cherché en venant attaquer les hommes ? En tout cas ceux-ci furent sans pitié.
Une fois que tous les gobelins furent exterminés les hommes descendirent de leur perchoir. Malheureusement le chef était mort, une flèche lui avait transpercé la gorge. Pas d’interrogatoire possible. Aucun des dix compagnons n’était mort mais ser Barion avait perdu son bouclier. Turelio quant à lui avait une balafre au visage. Il saignait abondamment. On lui administra quelques soins mais il fallait à tout prix le ramener à Eliad pour le soigner ou il pourrait mourir d’une infection. Magma espéra que la lame n’était pas empoisonnée.
Les renforts arrivèrent environ une heure plus tard sans Maïstah. Ils étaient arrivés trop tard pour cette bataille-ci mais, le plus gros de l’armée des gobelins se rassemblait dans la plaine. Les assaillants de la tour n’étaient en fait qu’une partie infime de l’armée, juste une petite expédition punitive.
Merci d'avoir lu !
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Dernière mise à jour par : Slayer le 04/02/06 17:34
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-------------------- BIENVENUE A TOI ETRANGER
TA ROUTE FUT LONGUE ET TORTUEUSE AVANT DE
NOUS REJOINDRE
LE MOMENT EST VENU DE TOUCHER TA RECOMPENSE
RENDS TOI A "L'ENDROIT QUI N'EST PLUS" SANS PLUS
ATTENDRE ! !
Goldim le Nain
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Mercenaire du Chaos

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Réponse au Sujet 'Medgard' a été posté le : 01/02/06 19:39
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Quelques petits commentaires rapides...
Ponctuation: Je dirais que par moments, l'usage qui est fait de la ponctuation n'est pas toujours le meilleur et ne rend pas très bien le rythme naturel de la phrase. La solution dans ce cas est de relire le texte à voix haute, de manière à noter le "tempo" de chacune et de replacer correctement les virgules et points-virgules de la manière la plus judicieuse.
Répétitions: En plusieurs endroits du texte, les répétitions sont un peu trop nombreuses - par exemple, dans la dernière partie du chapitre V, on trouve le terme "gobelin" à peu près à chaque ligne. Évidemment, il ne faut pas pour autant tomber dans l'excès consistant à remplacer le terme par un synonyme: parfois, une légère modification de la structure de la phrase pour éliminer le besoin de répétition est un meilleur choix.
Grammaire et orthographe: Quelques erreurs qu'une relecture pourrait permettre d'éviter ("DEPECHER-VOUS" par exemple...). Toujours se relire attentivement (parfois, il est plus facile de le faire au départ d'une copie "papier" du document).
Enfin, ce me semble assez fortement teinté de D&D, qu'il s'agisse de la sonorité des noms, de la description des races ou même parfois des tournures de phrase ("peaux vertes"... pas vraiment original, ça). L'histoire s'annonce prometteuse, mais je trouve qu'elle devrait peut-être sortir un petit peu plus des stéréotypes. Mais bien entendu, c'est une affaire de goût .
-------------------- Au Nom de Son Auguste Majesté,
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Réponse au Sujet 'Medgard' a été posté le : 02/02/06 13:42
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Chapitre 6 : Le combat dans la plaine
L’armée ennemie s’était rassemblée au sud de la tour. Elle comptait plus de six mille fantassins mais aucun cavalier. Les gobelins étaient menaçants et leur allure bestiale renforçait cet aspect. Leurs armures noires indiquaient qu’ils n’étaient pas amicaux mais est-ce qu’un gobelin peut être amical ? Les étendards des peaux vertes étaient ornées d’un squelette grimaçant sur fond rouge sang. A milieu de leur armée, un étendard différent flottait. Il s’agissait de celui du Golb , représentant un arbre enflammé sur fond vert. De ce nouveau Golb, personne ne connaissait l’existence. Ainsi un nouveau chef était à la tête des gobelins. Voilà qui pourrait expliquer leur comportement. De leur coté, les hommes ne disposaient que d’un millier de guerriers mais tous montés sur de puissants destriers. L’armée principal du roi n’était pas encore arrivée. La petite armée rassemblé devant la tour devrait essuyer un assaut de grande ampleur.
Les hommes avaient encore présent à l’esprit leur victoire dans la tour et il ne faisait aucun doute pour eux que cette bataille-ci serait aussi soldée par une victoire. Quismars savait que, bien que ses hommes soit forts et courageux, ils ne pourraient sortir victorieux de cette bataille sans une aide extérieur. L’avantage majeur que possédait les hommes était qu’ils étaient sur une colline et donc en hauteur par rapport aux gobelins. Mais un si petit avantage serait-il suffisant pour vaincre six milles gobelins ?
Le silence régnait. Avant le début des hostilités, les belligérants se fixèrent, attendant leurs ordres. Ce silence dura quelques minutes mais il fut bientôt dissipé par le son d’un cor. Les gobelins attaquaient.
La première ligne ennemie se rapprocha mais les hommes gardèrent leurs positions. Quismars était au sommet de la colline et avait ainsi une vue d’ensemble. Il attendit le dernier moment et ordonna à ses archers de tirer.
Le choc produit par la rencontre entre les flèches, l’acier et la chair parvint à peine aux oreilles de Quismars car les arcs fabriqués à Eliad avaient une portée incroyable. Ainsi, la première ligne de l’armée des gobelins fut massacrés avant même d’atteindre les hommes. Les archers humains étaient montés sur des chevaux et cela leur donnaient une grande liberté de mouvement. Ils avaient une meilleur visibilité et ne couraient pas un risque supérieur à des archers à pied car les gobelins ne semblaient pas très doués pour le tir à l’arc.
Ser Karl tenait le flanc gauche de l’armée, Quismars le centre, tandis que ser Barion tenait le droit. Les deux chevaliers harcelaient sans cessent les gobelins. La seconde ligne de gobelins commença à avancée. Celle-ci comptait deux fois plus de guerriers que la première. Après avoir massacrés de nombreux gobelins, les archers montés se replièrent tout en continuant de tirer. Les gobelins marchèrent contre la plus grande partie des cavaliers commandés par Quismars, au centre. La rencontre des fantassins gobelins et des cavaliers humains fut violente. Les chevaux piétinèrent de nombreux gobelins tandis que ceux-ci, étant assez petit, éventraient les chevaux, ce qui provoquait la chute des cavaliers. Heureusement, il s’agissait, en grande partie, de cavaliers légers. Ils pouvaient aisément se relever. Leur armure n’était qu’en grande partie du cuir.
La seconde ligne de gobelins fut remplacée par la troisième. A chaque attaque des gobelins, l’effectif de l’armée humaine se réduisait.
La fin du jour sonna en même temps que le cor des gobelins qui signifiait la fin des combats. Quismars voulu tout de même tenter un attaque. Il convoqua ser Karl, ser Barion et les deux mages.
-Ser Karl, ser Barion, commença-t-il, le soleil se couche. Nous allons donner une leçon à ces gobelins, nous frapperons cette nuit.
-Excusez moi, coupa Ser Barion, mais la fin des combats à sonnée. Vous ne pouvez attaquer, c’est la règle. Même les gobelins l’ont respecter aujourd’hui, ce qui est d’ailleurs plutôt étrange.
-Ah ah ah, rit Quismars, vous oublié que je ne suis pas d’ici. Je ne connais pas cette règle. Nous frapperons cette nuit. Vous, ser Karl, vous attaquerez par la gauche et vous ser Barion par la droite. Les gobelins vont engagés une grande partie de leur force pour vous contrez. Lorsqu’ils seront vraiment engagés sur leurs flancs, j’attaquerait avec la cavalerie légère au centre pour atteindre le Golb.
-Nous sommes trop peu nombreux pour vaincre leur armée, répliqua ser Karl.
-Qui a parlé de vaincre ? s’enquit Quismars en souriant.
-Je…, répondit ser Karl, mais je ne comprend pas. Que voulez-vous faire si ce n’est vaincre les gobelins.
-Je veux tout simplement leur montrer qui nous sommes et leur donner une leçon en atteignant le Golb. Avez-vous oublié que nous sommes chez nous ici ?
-Vous disiez à l’instant que vous n’étiez pas d’ici, rappela ser Barion.
Quismars ne sut quoi répondre et soudain éclata de rire.
-Vous m’avez bien eu ser. Enfin messieurs, reprit-t-il sérieusement au bout de quelques secondes, nous avons un avantage sur les gobelins. Nous connaissons le terrain. Avez-vous oublié les galeries sous la tour ?
Une lueur de compréhension s’alluma dans les yeux des chevaliers ainsi que dans ceux des mages qui n’avaient pas encore parlés.
-J’y ai longuement réfléchit, reprit le Droom, et je pense qu’une fois que mes cavaliers et moi seront au centre de l’armée des gobelins, et donc encerclés, nos mages pourraient ouvrir un passage vers ces galeries. Mes hommes et moi-même pourrions nous replier dans ces cavernes. J’ai déjà vu le mage du roi réaliser un passage.
-C’est exact, confirma Magma, cela est en notre pouvoir.
-Je vous préviendrait le moment venu en faisant sonner mon cor. Une fois dans les galeries, il ne me restera plus qu’a les suivre jusqu'à l’entrée qui se trouve dans le village de Dania un peu plus au Nord d’ici. De votre côté, continua Quismars en se tournant vers les chevaliers, lorsque vous entendrez le cor, vous et vos cavaliers pourront se replier. Les gobelins ne disposant pas de cavalerie, ils ne pourront vous poursuivre.
- Cela pourrait marcher, convint, ser Karl.
- J’en suis convaincu. Vous pouvez vous retirer, allez préparer l’attaque mais avant, informé Goldim, Roylé et Verdish de mon plan. Dite à Goldim de prendre quelques hommes et de partir pour Dania préparer le terrain et renforcés les défenses, on ne sait jamais.
Une heure plus tard ser Karl et ser Barion suivit de leurs cavaliers partirent. Ils attaquèrent les gobelins des deux côtés en même temps. Ceux-ci durent divisé leur force et un passage s’ouvrit entre les deux. C’est à ce moment que Quismars et sa cavalerie légère arriva. Il fonça vers l’ouverture et s’y engouffra. Lui et ses cavaliers brûlèrent toutes les tentes qu’ils croisèrent. Les gobelins n’avaient presque laissés personne. Tous étaient partis sur les côtés se battre contre la cavalerie de ser Barion et de ser Karl. Petit à petit, ils se rapprochèrent de la tente du Golb. Les cavaliers de Quismars étaient arrivés si vite que les gobelins ne les virent pas tout de suite. Ils étaient trop occupé sur les flancs. Ils virent néanmoins les colonnes de fumée qui provenaient des feux allumés par les cavaliers et de nombreux gobelins firent demi tour.
La tente du Golb était juste devant. Les quelques gardes laissés là furent rapidement massacrés et les cavaliers encerclèrent la tente. Des gobelins arrivaient et il fallait se dépêchés. Quismars donna ses ordres :
-Brûlez la tente. Veillez à ce que personne n’en sorte.
Les cavaliers lancèrent des torches et la tente commença à prendre feu. Des cris sortait de la tente mais les cavaliers ne laissèrent personne s’en échapper. Quelqu’un essaya bien de sortir mais il fut repousser par l’un des cavaliers de Quismars. Celui-ci fit sonner son cor à plusieurs reprise pour avertir les mages. Au bout de quelques instant la tente du Golb s’effondra. Mais toujours pas de passage vers les galeries en vue. Quelques instant plus tard des flèches commencèrent à siffler et un cavalier tomba de sa monture. C’est alors que le passage apparut entre deux tentes en flammes.
Il flottait dans l’air. Le tour en était bleu et le centre d’un noir profond. Le noir donnait une impression d’immensité. On aurait dit un trou sans fin. Il avait l’air d’aspirer ce qui se trouvait autour de lui. Lors de son apparition, une petite brise s’était levée et était aspirée par ce trou noir. Elle attirait les hommes vers le passage.
-Allez-y, cria Quismars, entrez dans le passage.
Tous les cavalier s’y ruèrent. Un cavalier entra et disparut à l’intérieur. Un second le suivit et disparut de la même façon. Puis un troisième fit de même. Quismars, à son tour, arriva devant le passage et poussa son cheval vers le trou. Il ferma les yeux attendit quelques secondes puis les ouvrit. Il sursauta. Rien n’avait changé. Il se trouvait dans le camp gobelin avec quelques-uns de ses cavaliers mais encerclés. Le passage avait disparut.
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