Hippo light

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[Musique]Ces moments magiques (frissons inside) a été posté le : 02/01/06 00:23
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Encore un topic à liste. Mais j'avais envie.
J'écoutais Cursed Revelations de Xasthur (bon personne connait...) et il y a ce démarrage de chanson. Après quelques notes planantes arrive un cri... le cri... le plus démentiel qui soit. Un long râle rauque, complétement bidouillé et dément, comme un voix d'outre-tombe. Ce cri s'étend en longueur jusqu'à se fondre dans le riff de guitare tout aussi froid.
C'est un moment purement magique, mais peut-être le plus terrifiant que je connaisse dans ce que j'ai pu écouter. Et donc à chaque fois j'ai des frissons qui me courent l'échine.
Je voulais donc recenser ces quelques secondes magiques dans une chanson qui vous filent ce frisson. Pas forcemment un fisson d'angoisse, ça peut-être aussi de pur bonheur évidemment. Simplement ces quelques instants de grace qui peuvent changer une vie à tout jamais.
Donc pour les premiers qui me viennent à l'esprit :
Pixies - Where is my Mind
Forcemment, c'est un passage facile. Quand la guitare démarre dans ce long riff planant accompagné des wouuuhouuu de Kim Deal. Moment de grâce, tellement entendu, mais toujours aussi efficace.
Il fallait que je choisisse un seul moment pour illustrer la disco des Pixies (qui contient une foule s'autres moment magiques) alors hop c'est celui-là.
Windir - Mørket Sin Fyrste
LE riff qui tue (bon et je cite discretement aussi le riff de Sognariket Sine Krigar aussi de Windir). En deux étapes. Déjà ça démarre d'une des plus belles façon. Une grande envolée d'un épisme monstrueux, et puis par dessus, après quelques occurences, le riff passe en mode "++" quand on pensait que ce n'était pas possible de faire mieux. Avec un grand cri de Valfar pour le lancer, on atteint des sommets inimaginables. Le côté épique à crever, couplé à un fond très émouvant, quelque chose qui touche un corde sensible dans son côté grandiloquent et majestueux.
Sopor Aeternus - Tales From the Inverted Womb
Peut-être que Sopor Aeternus est un groupe qui donne envie de se tirer un balle tellement ça chiale et ça deprime. Mais il savent aussi de temps en temps sortir de mélodies venues d'on ne sait où, apportant un vent rempli d'espoir dans det océan de torpeur maladive.
Et là dans ce morceau on a le droit à une longue ligne mélodique d'un cuivre (je suis mauvais pour reconnaitre quel instrument c'est) d'une rare intensité évocatrice. Quelques instants de pur magie qu'on entend que très rarement dans sa vie.
Blondie - Hanging on the Telephone
Quand les guitares s'emballent pendant quelques secondes à 1min14. Une énergie folle sortie de nulle part. La première fois qu'on l'entend on a du mal à s'en relever.
Arcturus - Ad Astra
Le final démentiel. Qui ne veut jamais s'arrêter, qui s'accélère, qui s'emballe, qui semble à chaque fois rajouter une couche et gagner en intensité. Des solos de guitares, de claviers, d'ensembles de cordes à n'en plus finir. Les arrangements sont déments et à chaque écoute je me rends compte que je me déconnecte totalement de tout ce qui m'entoure pour rentrer dans ce grand trip théatral et grandiloquent.
The Beatles - Magical Mystery Tour
Bon c'est dur de choisir un seul moment magique pour les Beatles, alors je vais prendre celui là qui à mon avis ne sera pas un des plus évidents (Eleanor Rigby, Let it Be, Help, Strawberry Fields, Hey Jude... viennent plus souvent à l'esprit) mais les polyphonies ingénieuses de ce morceau me filent à chaque fois des frissons sortis de je ne sais où.
Burzum - Han Som Rieste
Là je ne peux pas isoler un moment précis dans ce morceau.
La simplicité la plus pure, un état de grâce totalement hallucinant. Ces notes tellements basiques, ces lignes musicales tellement simple. Je suis sûr que n'importe qui pourrait apprendre à jouer ce morceau aux claviers en quelques jours même sans aucune connaissance. Y'a pas plus de deux ou trois phrases musicales répétés en boucle dans ce morceau, et pourtant c'est un des morceaux les plus évocateurs qui soit. C'est magique, c'est beau, j'ai même pas les mots pour exprimer tout ce que je ressens dans cet instrumental. Le morceau est tellement évident aux oreilles et tellement beau qu'on se demande comme un gars comme Varg Vikernes tellement torturé et malade dans sa tête ait pu l'inventer.
En tout cas les nombre de frissons que ce morceau procure est inversemment proportionnel au nombre de notes contenu dedans.
DJ Shadow - Organ Donor (Extended Overhaul)
Le passage de scratch de ce morceau. Un looong scratch constuit comme un solo de guitare dans un morceau rock. Cassures de rythmes, accélerations, ralentissemnts, répétitions de certains motifs,... Clairement mon passage préféré de tout ce que j'ai pu entendre de DJ Shadow.
Megadeth - Tornado of Souls
Et puisqu'on parle de solo, je suis forcé de parler de ça. S'il ne devait en rester qu'un, le choix serait cornélien. Mais ce serait le solo de Megadeth, un certain idéal de jeu de guitare. Marty Friedman au sommet de son art, un long orgasme d'1 min 30.
The Velvet Underground - Heroin
A chaque fois que les percussions s'emballent c'est pareil. J'ai le coeur qui s'accélère de la même façon et qui vient se calquer au rythme des coups de fûts. Quel trip !
Pulp - Sunrise
Parce que c'est la plus belle adéquation entre un riff de guitare et un titre de chanson. On sent réellement le soleil se lever et nous ecraser avec toute sa puissance. Et avec cette montée progressive de la tension qui explose finalement au milieu de la chanson, forcemment on est sur les rotules.
Katatonia - For My Demons
La chanson démarre de la manière la plus etrange possible. Un ryhtme lent et cassé, comme une boite à musique rouillé, ça donne vraiment un sentiment de malaise.
Et puis arrive le moment qui décharge tout les frissons. Le riff de guitare au bout de 20 sec. Quelque chose d'une intensité unique, qui semble être le sommet émotionnel, le climax du morceau. C'est oublier qu'il n'y a que 20 secondes de passé, et qu'on a affaire à Katatonia. 2 petites occurences du riff, et hop ! on passe à une nouvelle rythmique. On garde le même feeling, mais on change totalement la donne. Et après il réalterne ces deux riffs qui se répondent mutuellement et ont une cohérence rare. Bref, clairement un moment magique.
Voila pour le moment les premiers qui me viennent à l'esprit. Y'en a forcemment des tonnes, mais j'ai déjà beaucoup ecrit.
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Les formules n'ont pas changé le monde, elles ont lavé les mots.
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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 09:20
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Un des premiers gros frissons que j'ai eu, ça a été avec le morceau d'Edguy EDIT pour être pointilleuse Avantasia par Tobias Sammett, le même qui chante que dans Edguy , "The Tower" : une intro toute douce au piano, qui s'arrête... Sans musique derrière, ce "Where do I......................................" (avec le "I" qui dure) et au moment où il prononce le "go ?", le morceau débute, avec les choeurs et tous les instruments, et c'est wouah. J'ai écouté cette intro je ne sais combien de fois.
Sinon, y a aussi eu cet été, au Festival de Québec, la première chanson de Mes Aïeux (folk trad québécois) que j'ai entendu, "Dégénération". L'accompagnement musicale c'est une percu type caisse ou tam tam ^_^, et la chanson elle met des frissons partout pour peu qu'on connaisse le Québec et les Québécois, ainsi que "Ville fantôme", mais je vais pas vous l'écrire en entier, et aussi "Le Surcheval" et "Descendu au chantier" ; faut écouter pour comprendre.
Blackmore's Night avec "Home Again", parce que je me reconnais tellement dans cette chanson...
All famliar places, everyone you meet
Following the ways of the land
Cobblestones and lanterns lining every street
Calling me to come home again
"Que je t'aime" et "Il est libre Max", parce qu'elles sont belles.
Sae, pas bourrin inside.
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Dernière mise à jour par : Saerince le 02/01/06 11:44
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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 09:30
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Citation :Message de Saerince
Un des premiers gros frissons que j'ai eu, ça a été avec le morceau d'Edguy, "The Tower" : une intro toute douce au piano, qui s'arrête... Sans musique derrière, ce "Where do I......................................" (avec le "I" qui dure) et au moment où il prononce le "go ?", le morceau débute, avec les choeurs et tous les instruments, et c'est wouah.
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gnieu? c'est pas plutot un des morceaux d'Avantasia, de Tobias Sammet, ça?
Salutations!
Maitre Noddegamrad
EDIT: ha? heu... oups alors. savais pas. moi inculte. 
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Dernière mise à jour par : Noddegamrad le 02/01/06 11:50
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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 11:40
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Edguy, Tobias Sammett, même combat ^_^ Disons que le second est le lead singer du premier 
Donc ouais, j'ai fait un peu un abus de langage, mais bon, vous m'avez comprise.
Quoi, ou pas ?
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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 14:04
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Tiens je vais passer à un registre différent, le morceau est de saison, ça me revient 
Au collège, comme tout le monde, j'ai eu des cours de musique. Et notre prof (il était trop trop bien) nous avait fait écouter, entre autres, l'Hiver (Vivaldi).
Hé ben j'en ai frissoné, de froid aux premières notes (premier mouvement), c'est super bien rendu. et les autres saisons aussi d'ailleurs. On s'y croirait.
Message personnel : le classique c'est bien mais j'y connais rien, si y a des gens qui connaissent ils peuvent me conseiller des choses par PM ? Merci ! 
EDIT IMPORTANT SUITE A UN PM : bon, pas classique classique, mais de la musique avec des instruments sans électricité dedans. Donc comme j'y connais vrament qued', je suis prête à tout ^_^
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Dernière mise à jour par : Saerince le 02/01/06 14:19
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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 15:17
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C'est pas pour faire mon chieur, mais je crois qu'un sujet presque identique existait en section métal, donc peut-être que les posts qui concernent des morceaux de metal seraient mieux là-bas. Le sujet avait un peu débordé je crois, mais c'est parce que yavait pas d'équivalent en musique généraliste. Maintenant que c'est fait, plus de raison de mélanger les genres...
Edit: à la demande de l'hippo, le sujet en question. Il est un peu vieux et poussiéreux, alors faites en ce que vous voulez...
Alors, mes quelques contributions...
On commence par du radiohead, parce que question frisson, il y a ce qu'il faut.
Dans Exit music, deux passages: le troisième couplet avec cet espèce de chuitement bizarre derrière, qui me donne l'impression de reproduire exactement le "bruit de frisson". Vous allez me dire, ça fait pas de bruit un frisson, et vous aurez pas tord, mais l'idée est là. Et l'autre passage, c'est l'endroit ou le morceau décolle avec l'entrée de la basse.
Dans Climbing up the walls, l'ambiance sonore du début. plein de petits bruits, des espèces de cris d'oiseaux, de bruit d'insectes, d'échos... tout ça donne une atmosphère mystérieuse très réussie.
Dans Street Spirit, le refrain: Fade out agaaaaaaaaaaaaain ouah c'est tellement beau.
Dans Just, le début, avec les quelques accords de guitare sèche suivie de la puissante montée de guitare électrique.
Puis en vrac:
Blast from the East de Jeff Beck, le moment après le "passage à vide", ou le thème reprend un peu modifé, c'est tout simplement génial. Et de manière générale la rythmique du morceau est très bonne aussi, il y a une espèce de décalage, je sais pas trop ce qui fait ça d'ailleurs.
Dans Echoes de Pink Floyd, le passage mélancolique après le premier moment de chant, c'est à tomber par terre.
La reprise de Imagine par A perfect circle, ça m'a fait froid dans le dos cette musique d'un pessimisme sombre colée sur des paroles aussi positives.
No Quarter, de Led Zep, le moment avec ce piano tout doux, puis la guitare électrique qui arrive par dessus.
Un peu de classique:
La Révolutionnaire, de Chopin. Celle là j'ai déjà du la citer quelque part, c'est un des plus beaux morceaux de piano de tous les temps. Il y a un passage en particulier qui est sublime, mais c'est un peu dur à expliquer où... il y a une montée en puissance progressive de la main droite, puis la main gauche entame seule une grande descente crescendo, et quand elle arrive en bas, arrivée fracassante, fortissimo, des accords de main droite. Ces 10 secondes je les ai écoutées un bon paquet de fois en boucle tellement c'est beau.
Encore du Chopin, le prélude de la goutte d'eau, le pasage sombre vers le milieu est frissonant à souhait.
On reste dans les romantiques, la Feuille d'album, de Mendelssohn, j'adore le thème du morceau.
Et puis LA musique de film qui fait pleurer, Requiem for a dream bien sur. Ca ferait frissonner même une statue.
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Dernière mise à jour par : Ze_Dahu le 02/01/06 16:33
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Jag känner en bot

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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 15:28
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Hmmm... Alors.
Opeth - The Moor (Still life)
Un tel crescendo ! Une telle mélodie ! Une telle attente d'encore plus. Ce morceau est tellement... sadique. Rien que d'y penser, j'en frissonne. Mort à ceux qui ont dit qu'Opeth c'est chiant.
Meshuggah - Future Breed Machine, la version "Mayhem". Pas le groupe, hein.
Un gros bordel (il faut le dire) sonore, mais, comment exprimer ça... totalement jouissif. Bon, ça donne envie de... Disons que c'est très motivant. Et totalement frissonnant.
Mike Oldfield - Muse (Guitars)
Beaucoup plus doux, de suite. Mais les notes glissent sur mes nerfs, puis c'est tellement mignon, frais, joyeux... Wah quoi.
Ayreon - Loser (the Human Equation)
Un concentré de haine, de frustration et de cynisme, une mélodie déjantée, un final heu... explosif ? Bref, dur de rester de marbre.
Et d'ailleurs, j'ai plus vraiment d'idées, là. Oh, du Darkmoor, Silver Key ! C'est ptète pas frissonnant, mais c'est cool quand même.
*se dandine*
Maj:
Citation :
C'est pas pour faire mon chieur, mais je crois qu'un sujet presque identique existait en section métal, donc peut-être que les posts qui concernent des morceaux de metal seraient mieux là-bas. Le sujet avait un peu débordé je crois, mais c'est parce que yavait pas d'équivalent en musique généraliste. Maintenant que c'est fait, plus de raison de mélanger les genres...
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Exilée sur l'île des margouillats 
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Zombie

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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 02/01/06 16:19
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Donc les chansons qui filent le frisson et les instants de pur bonheur....
*arrive avec sa petite liste*
Je vais commencer par cosigner Qumran, pour Heroin... Le coeur bat ay fil du riff, et on a l'impression de respirer avec le texte... I... don't... know... just where I'm goin'...
La chanson que je mettrai à côté, mais en différent, c'est Rock'n'roll suicide de David Bowie (qui est mille fois mieux en live, comme Heroin), qui va crescendo également, et qui se délie par deux vers le milieu avec "...you' re not alone !"
Et de Bowie toujours, la première chanson de Diamond Dogs, s'ouvrant sur un cri, puis sur une voix traficotée, me met toujours étrangement mal à l'aise.
Dans le même genre des riffs qui transcendent, c'est Purple Haze, de Jimi Hendrix, qui me laisse toujours épastrouillée et qui me fait penser que si je jouais de la guitare, j'aurai jamais pu continuer après la découverte de ce morceau.
Nous avons aussi The Unknown soldier des Doors, le milieu... les tambours, la mise à feu ; et la musique qui recommence, toute fébrile...
La reprise de Crying en espagnol, Llorando, dans Mulholland Drive de Lynch (la scène au Silencio) qui me fait immanquablement pleurer (alors que la version anglaise de Roy Orbison, non). Elle est très forte, je trouve ; pas de musique, juste la voix...
Bauhaus, Paranoia paranoia ; les rires samplés, les bruits, les cliquetis, puis tout qui se superposent peu à peu, la guitare qui vient comme une sonnerie d'ambulance... on se croirait dans un mauvais rêve... C'est joliment inquiétant.
Queen, The Show must go on ; pour la sorte de tension qui monte au fil de la chanson...
Archive, Again ; vers la neuvieme minute des seize que dure le morceau, quand la chanson s'emballe...
Chez Goldfrapp : Horse tears, une chanson aux notes de piano laconiques, menée par Alison Goldfrapp à la voix grave et suave (oulala) qui est adoucie par quelques instants fredonnés, comme une petite berceuse, juste après un cri sourd plutôt étrange...
De même Twist, qui commence sur des bruits de machines bidouilli-bidouilla et des "lalala" nonchalants interrompu par un cri hystérique dont on ne s'attend évidemment pas.
La reprise de Femme fatale de Lou Reed par la petite voix sucrée d'Emilie Simon accompagnée par Tim Keegan, c'est délicieux. C'est presque sensuel, en tout cas, il y a comme quelque chose de palpable... C'est amusant, quand elle chante en anglais, elle se fait un peu languissante, Emilie... (je pense aussi à 'To the dancers in the rain').
The Clash, Come on Eileen ; le petit détail qui tue au début de la chanson : la déferlante de touches de piano, j'adore.
Et dans un autre genre, toujours pour les déferlantes de piano : Sinclair, Supernova superstar, qui me donne une furieuse envie de me dandiner, comme 'The sound of violence' de Cassius.
Elvis Presley, It's now or never ; le refrain ! le refrain ! et puis le piano, le ukulélé... Ca me fait penser un court-métrage d'animation, Calypso is like so... sur une île genre Haiwaï, avec Robert Mitchum en marionnette qui collectionne les jeunes femmes...
Comme on vient de glisser doucement avec les chansons woupiesques, je continue avec celles qui me donnent un sourire niais tout du long :
Alain Souchon, Banale Song ; qui me donne donc un sourire niais pendant tout le morceau. C'est une chanson qui me fait me sentir bien, qui me calme... Ca doit être le saxophone qui se montre un peu plus au milieu de la chanson. Autre de Souchon, mais qui ne fait pas le même effet : On s'aime pas, qui, je trouve, dégage une sorte de violence étouffée, bien que ce soit tout doux, et ça me met dans l'état second qui va avec.
Dean Martin, Everybody loves somebody
J'adore les choeurs qui accompagnent Dean Martin, le refrain avec les violons, qui se la joue plus séducteur, tout ça fait vraiment une vraie chanson de vrai crooner qui a la classe... for someone... like youuuuu - haaa... *soupir*
Je vais finir avant que ça ne devienne encore plus long avec Benjamin Biolay, parce que je ne peux pas ne pas parler de Benjamin Biolay.
Le morceau caché sur un titre en exergue (après la dernière chanson du deuxième cd de Négatif), qui commence tout doux avec du violon, qui prend des airs légers de bossa-nova rythmé par des petites notes de boîte à musique, c'est beau comme tout.
C'est les petites notes de boîte à musique surtout, que j'adore. J'en suis dingue. D'ailleurs, à la fin de Negative Folk Song, on a un petit en exsangue, "boîte à musique", une berçeuse dépressive sur une boîte à musique qu'on tourne...
Boîte à musique, camisole chimique, vive le vent et vive la république...
Et dans Glory Hole (que je n'aime pourtant pas tellement), vers le milieu, puis vers la fin, du clavecin... (avec du violon à la fin, rhâââ)
Dans son premier album, Rose Kennedy, il utilise beaucoup de samples de Marilyn Monroe (dans "Les roses et les promesses", sur fond de maracas tout doux ; dans "Les Cerfs-volants", le refrain de la chanson dans le film éponyme 'The river of no return', le refrain d' 'I'm gonna file my claim' dans "La palmeraie", etc.), et de John Fitzgerald Kennedy, un sample de quelques phrases d'un de ses discours "we all breathe the same air, we all sharing our children's future..."
Et là, j'arrête avec Benjamin Biolay, parce que je vais me mettre à faire le détail de toutes ses chansons...
Et beebop-a-lula 
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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 03/01/06 08:23
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Citation :Message de Battousai
Deep Purple - Child in Time
Le cri de dingue que la chanteur pousse vers 2'50 et jusque 3'10... ca me fait toujours un gros froid dans le dos.
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Trop facile ! Cela dit je contre-signe sans hésitations. J'ajouterais même dans l’œuvre du maître BLACKMORE (homme en noir différent de celui que j'évoque dans le paragraphe suivant) ces moments de Mistreated, en live, ou il fait durer des notes à ne plus en finir, comme repoussant la fin de l'orgasme. Ce son organique de la stratocaster, cette note qui frise... ça mériterait d'être cité dans le sujet hot songs ! D'ailleurs, toujours sous son égide, la moindre seconde de Stargazer de RAINBOW me rend dingue.
Bien, pour participer un peu me vient en tête un exemple assez spécial. Dans JOHNNY CASH AT SAN QUENTIN, quand l'homme en noir chante San Quentin... Il y a ces moments ou la foule des prisonniers galvaudés par la chanson est plus que palpable dans l'enregistrement. C'est un truc qui dépasse toutes les impressions de présence du public qu'on peut avoir dans n'importe quel live, et ça, ça fait frissonner. Le sujet de la chanson et le type particulier du public ne font que décupler l'effet.
Pour faire beaucoup plus basique et puiser dans mes gouts perso, il y a "The Man Who Wrote Dany Boy" de JOE JACKSON, lorsque la voix de Máire Brennan prend le relais, je frissonne. Enfin, je veux dire, je frissonne encore plus que pendant le reste de la chanson. Généralement ce genre de frisson reprend de plus belle pour la coda, quand JJ chante son "So maybe I'm drunk, or maybe a liar, or maybe we're all living inside a dream. You can say what you like, when I'm gone then you'll see... I'll be down in the dark, down underground, with Shakespeare and Bach and the man who wrote Dany Boy." De toutes façons cette chanson est parfaite de bout en bout. Je ne connais pas plus beau texte, plus beaux arrangements, plus belle musique, plus convaincante interprétation...
Quelque chose qui marche bien également, que je rapprocherais du cas BLACKMORE, c'est le son de guitare de JOHN FOGERTY. Un petit Fortunate Son ou bien Walk on the Water ou guitare et voix se doublent à perfection, et je me retrouve coiffé en brosse dans l'instant.
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Dernière mise à jour par : ZiGGy le 03/01/06 08:40
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-------------------- *** Et c'est ainsi qu'Allah est grand. ***
O.D.ed on life !
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Mercenaire du Chaos

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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 03/01/06 11:59
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Where is my mind, des Pixies, quand les tours s'effondrent dans Fight CLub, c'est mieux... Aaaah 
La Misère d'en Face, "j'en ai marre de Sarajevo, il paraît que chez vous, il y a encore des oiseaux", Tryo repris par la Rue Ketanou.
Les Souliers de Lady Fae, "Il n'a que faire des légendes oubliées"
Le Dies Irae du Requiem de Mozart. 
Et en chanson complète, Mr Tamborine Man de Dylan, et le thème de l'Homme à l'Harmonica d'Ennio Moriconne, avce les wawaaaaawaaa... 
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Cachée
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Toujours un peu plus loin

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Réponse au Sujet '[Musique]Ces moments magiques (frissons inside)' a été posté le : 27/01/06 13:06
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Where is my miiiiIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIND!!!!!
Et particulièrement le début, où la voix commence, "Stop", et la guitare seule joue le thème...
Et puis Cup Of Coffee (Garbage, in Beautiful). Une balle dans chaque genou, dès qu'on comprend de quoi il est question..
Virgin State of Mind (K's Choice), avec cette progression jusqu'au refrain...
And now for something completely different:
Holy Thunderforce (Rhapsody) et Another Holy War (Blind Guardian) qui donnent envie d'aller libérer Jérusalem . Le Metal, cette belle et grande nation, tout ça...
La Marseillaise aussi, parce que voila, quoi... A mon avis une preuve de l'excellence de sa composition (un chant patriotique pour exalter les valeurs de la Nation, et un peu plus subtil que "Ah, ça ira!"). Je sais que je suis un peu isolé ici, mais quand je l'entends, je sens le vent violent, ce même vent qui déshabille la Liberté Guidant le Peuple, souffler autour de moi...
Fin de l'extase patriotique.
Dans le kitsch: l'ouverture du Final Countdown d'Europe avec cette sirène...
Dans le symphonique:
le crescendo de fin de Call of the Ktulu dans S&M, en transition avec Master of Puppets
quasiment n'importe quoi d'Ennio Morricone, surtout quand je ne suis pas prévenu.
Et puis plein plein plein de trucs, en fait.
Regards,
Skro
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