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Sujet : Millième Génération

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Nyxl

Basement Cat



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   Réponse au Sujet 'Millième Génération' a été posté le : 11/09/02 12:23
"Ce Forum est une bénédiction", me disiez-vous récemment, Fée...

Je suis TRES content que cette section ait été créée, finalement. La recentralisation des récits me permet enfin de découvrir de vrais petits bijoux...

J'adore le surréalisme, sur quelque support que ce soit... Et là, je dois dire que j'ai été servi, et royalement...

Si vous décidez de diffuser encore l'un ou l'autre texte, soyez assurée que nous lui ferons bon accueil...

Bien à vous !

PS. Si vous avez la flemme de corriger, PMez-moi. Pour vous, je me dévouerai et règlerai les problèmes typograpiques...


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Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
---
"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."

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Armorphée

Fée raille



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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Millième Génération' a été posté le : 12/09/02 10:19

Millième génération

Prologue

Quatre heures du matin. Une lumière bleutée éclaire la rue en pente. Quelques herbes mouillées sortent des pavés ou longent un escalier de maison. Une odeur de mer pré-matinale. Tous les volets sont clos, dans un triste recoin : deux fenêtres murées, ainsi que des clous et du bois qui dépassent, puis là une venelle et un petit visage vert armor qui se découpe dans la pierre.
Et enfin du vent, brise maritime et lunaire. Un reste de whisky en soirée, déroutant dans la tête. Le goût de la tarte aux myrtilles qui n'est pas passée, après de trop copieuses brochettes d'agneau. Les gouttelettes noires derrière la vitre, le reflet de la cheminée, la musique.
La journée précédente, sans soleil et lumineuse, sur la route grise dans la 405 d'Yves avec du métal ou du jazz en guise de fond sonore, entre deux pelletées d'essuie-glaces, en ligne droite vers ce trou du cul du monde. Ça c'est sûr, ça ne ressemblait pas à un site touristique incontournable. " M'enfin mais qu'est-ce que je fous là ", pouvait-on se demander . " Skoit an daouarn, skoit an treid... Scots wha hae, Scots wha hae ". Là elle avait ça en tête. On lui avait offert ce c.d., sûrement par déficience mentale, à Noël, et elle s'était enfin décidée, pleine d'une délectable mauvaise grâce, à l'écouter puis à le refiler, juste avant de venir ici. " N'eo ket tomm, Tom, n'eo ket tomm, n'eo ket ta ? "... parfaitement, mon gars. Dans le décès de la nuit… " fait pas chaud Tom, fait pas chaud... "

Le voyage, ça elle s'en souvenait. Tous les quatre collés les uns aux autres dans cette Twingo bleue, emmerdant chacun son tour Gwir', qui grognait et réclamait le sommeil, la tête contre la vitre. Hugo qui conduisait en racontant des blagues vaseuses.
D'ailleurs elle avait cru le croiser tout à l'heure, embrassant une jeune fille mais semblant la soutenir pour qu'elle ne s'écroule pas inéluctablement sur le sol. Elle avait continué sa route, genre " je m'en fous c'était un spasme ", et aperçut Gwirliskin qui la fixait dans la plus totale inaction, l'inspectant avec ses petits yeux tous cileux. Il faisait deux degrés. Bon. Et ce mec prenait une pause baba cool, allongé de côté sur le rebord en granit près du lac.
" Je continue de m'en foutre... I'm thinking in ze real deepness of my cerveau... hum… don't need to say hello... "
Et enfin elle se souvenait du blues de Théodora, ayant pour public Raphaël et Yves, dans le salon, sur le carrelage froid, au milieu de la fumée oinjifiée.
" Peut-être que ces brumes finissent par m'influencer... peut-être que la brume bretonne est hallucinogène... "

Tout de même. Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Bon d'accord on lui avait demandé. Mais bon. Qu'est-ce que je fous là ? Le jour se lève, nos viveurs de nuit ne vont pas tarder à prendre pour quelques instants le rythme de Jam (o.k; you silly bloody con. It is prononced " djam " like a " jam " quoi), le rythme de tout le monde. Quoique N'eo ket tomm... ah bordel, elle avait les doigts gelés, mais elle n'avait pas froid.
Ce soir : repas entre amis, entre buveurs. Quelques frissons " températuristes " ou pas la parcoururent le long de la colonne. Elle allait peut-être rejoindre la maison qui avait l'eau courante. C'est-à-dire, uniquement l'eau courante.
Elle piétina encore un peu sur le trottoir, souffla de la buée puis poussa la grosse porte dont les couches successives de peinture blanche s'émiettèrent.
- Holà ! Bonjour jeune Trollette.
Elle répondit légèrement d'un signe de la tête, Théodora sourit et Raphaël écrasa sa clope.
- On s'inquiétait. On se demandait ce qu'on allait manger ce soir.
Elle passa la pseudo-vanne, sans même afficher son habituel micro sourire du coin gauche. Elle enchaîna :
- J'ai fait le tour du bled. Il est plutôt à mon goût.
Hugo poussa un bâillement :
- … Che l'avais dit.
Il la regarda étrangement, elle continuait de se frotter les mains pour les réchauffer et laissa s'échapper un :
- Y'aurait pas un petit manoir sympa dans le coin ?
- Si. Si, si. Il y a. Tout en bas de la route, en suivant la pancarte "Le manoir".
- Ah...
- Et sinon, t'as pas vu Gwir'?
- Si. Si, si. En bas de la route euh... qui mène au lac...
Elle décrivit de petits ronds avec sa main droite et donna sur un ton conclusif :
- ... il est au lac.
Apparemment tout le monde s'en foutait. Raphaël avait repris ses crayons et continuait de griffonner les murs, Hugo fixait la cheminée en se demandant, d'un air " est-ce bien nécessaire ", si on allait l'allumer aujourd'hui.
En regardant dans la même direction Jam ne comprit pas comment en plein mois d'avril on ne pouvait pas foutre du feu là-dedans. Hugo sortit, revint avec du papier, du petit bois et enflamma tout ça sous une bûche. Alors Jam se demanda si ces bêtes-là savaient lire dans les pensées... " Hugo enculé "... hmm... non, ils ne lisent pas dans les pensées non.
Qu'est-ce qu'ils allaient faire de leur journée ? On irait où ? On verrait quoi ? Ou alors aujourd'hui on resterait tous là gaiement et ce serait la pause souvenir... ?
- Bon bein c'est pas tout ça, lança le beau brun, les plus glandeurs ne veulent-ils pas venir avec moi en ville, acheter des assiettes, des verres, une nappe, tout ça ?
- Mais... euh...et les autres ?
Raphaël, larve réincarnée.
- Les autres restent et nettoient.
Réponse d'Yves, matérialiste et maître de maison accompli.
- Qu'est-ce qu'il y a à nettoyer ?
Théodora, réaliste et " évaluatrice " des dangers.
" Ta piaule. "
" Ça c'est moi. Mal réveillée. Et aujourd'hui vanneuse mais un peu lâche, ou trop irréprochablement mentale. Ah, le jour où je saurais m'exprimer... "
- Ben un peu tout, ce serait bien si on pouvait s'asseoir sur les chaises, et manger sur la table. Et peut-être poser les pieds par-terre... en évitant les bds, les sacs, les cds, les sèches-cheveux... j'aurais besoin d'aide.
Et Hugo qui ne parle pas, surtout pas, style " je suis à fond dans ce feu, c'est ma passion, vite il faut que je rajoute une bûche, moi la combustion ça m'épate... "
Un courant d'air frais annonça l'entrée du blond-roux énigmatique ou juste complètement pété. Alias Gwirliskin : bouc, cheveux longs et lisses, pull long et lisse, mains longues et moites, pantalon trop long et troué. Il claqua la porte, ou plutôt elle se claqua toute seule.
- B'jour.
- 'Alut.
- Gwir', mon bon ami, ta sortie matinale me touche. Tu viens avec moi en ville !
Il se tourna vers Yves, ne répondit pas, haussa les sourcils. Mais Yves, dans son élan, était débordant de vie et d'amour...
- Bien ! Qui d'autre ?
" Je réalise soudain que j'existe. Cela ne m'arrive pas souvent. Mais j'aime bien exister. Bon, je n'ai pas véritablement apporté des affaires, encore moins si l'on me compare à Théo, l'incarnation de la Nana, version celle-qui-met-des-fringues. Donc je n'ai pas à ranger. Maintenant, faire les courses... "
- Ah, Jam je vois que tu es partante...
" Nan. En fait je faisais la gueule. Mais tout le monde ne peut pas être physionomiste. "
- Bien ! Bah voilà, trois pour faire du shopping, trois pour ranger, on revient dans une heure.
" Ce type est speed. TROP speed pour sept heure du matin, ils nous a foutu dans la bagnole je ne sais pas comment, je sais pas non plus quand, il y a eu le chauffage, puis un soupir d'endormissement. Qu'est-ce que je fous là… "

0, Souvenirs

" And I walk down the street... following you... " " putain, la nuit vient vite. "
Finalement Jam avait passé le porche d'un petit bar, tout en long et enfumé, puis s'était assise devant l'Amstell avec diverses idées de mauvaise nuit alcoolisée. " Il faudrait qu'un jour je dorme, sans me réveiller à quatre heure, moment privilégié de la remontée mentale des em********s " et " Il faudrait que je sois... ", " Oh puis je suis... ", " J'ai faim ", " Je veux boire... ", " J'en ai marre ******** " et peut-être parmi les six-mille autres idées défilant : " Je veux un homme... oui quoi, il me faut ça pour ce soir... ça m'occupera... ". Et elle s'est laissée fondre là. Pendant qu'un black chantait " So good... Ya again ! So good... so good... I got you... " avec un copain qui jouait du cor.

Théodora n'avait pu résister à la tentation satanique du téléphone :
- Allô 'Skin ? Je ne te dérange pas ?
Le volet roulant laissait passer un peu du noir du ciel, et les lumières cuivrées des réverbères, le bruit aussi, voitures, voix.
L'hallogène éclaire faiblement la pièce blanche. Il se lève de son lit laissant respirer la couette et le bout du mur dans lequel il se blottissait. Rajuste un peu son large pull blanc cassé même si personne ne le voit, se caresse le front. Baille.
- Bwah... non, non, ça va.
- Je t'appelle pour savoir si tu prends un sèche-cheveux.
Est-ce qu'elle se rendait compte que sa remarque était con ?
- Ah... euh, ouais ? bouais.
- Bien.
Apparemment non.
Gwirliskin semblait vraiment un peu paumé. Est-ce que Théo s'apercevait qu'il ne savait pas de quoi elle parlait ?
- Tu n'as pas oublié j'espère... ?
Apparemment oui.
- Hein ? Waeuh... oublié quoi ?
- On est le dix-sept demain.
- Hein... euh ouais.
Elle se mit à chantonner gaiement.
- Allo Gwir-lis-ki-nnneuh, on se réveille ?
Les pensées remontaient progressivement vers leur canaux cérébraux.
- Ah ouais ! ...ouais, ouais... j'y pensais tiens là, justement.
- Continue.
Elle raccrocha d'un geste aussi sec que son injonction et écarta un peu les rideaux, une faible lueur éclaira la croix qu'elle portait autour du cou, elle joua nonchalamment avec. Son regard tomba sur un immonde cendrier Snoopy, un cadeau de Gwirliskin justement. " Appeler Hugo... " elle s'empara du combiné, fit le numéro. Il n'était pas là, elle en était à la neuvième sonnerie quand elle s'assit enfin sur son tabouret en plastic Mickey. Un autre cadeau de Gwir'. Elle murmura pleine d'enthousiasme :
- C'est pas grave, j'ai tout mon temps.
Hugo finit par décrocher, dans un souffle.
- Allô ?
- Allô. C'est moi. Question indiscrète : t'étais où ?
- Chez une copine, une soirée, la même que...
Elle le coupa à toute vitesse.
- ... y'a deux semaine, o.k.
Il grogna.
- J'ai horreur d'être interrompu...
- Bah oui mais... j'aime terminer triomphalement les phrases avant tout le monde.
Elle prit une petite voix douce et intéressée et ajouta :
- Euh... c'était bien ?
- Ouais.
- T'as... retrouvé des gens que tu connaissais ?
- Ouais. Mais pas ceux cherchés.
- Ah. Sinon ?
- Pourquoi t'appelles ?
- Tu sais qu'on part demain ?
- Bah ouais.
Elle tritura encore plus son collier en grognant à son tour.
- Non parce que y'en a qui savent pas...
Il hésita avant d'à son tour l'interrompre sèchement.
- Bon écoute, c'est pas que je te vire, mais j'ai une affaire à mener à bien.
- O.K. j'te laisse.
" Je suis trop hésitante pour ce gars... "
- Allez salut, j't'embrasse.
- Moi aussi.
Il raccrocha le combiné, prit son blouson, jeta un coup d'oeil à sa montre inexistante, et sortit en se roulant une clope.


Dernière mise à jour par : Armorphée le 07/01/03 10:08

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En séjour à Eton pour perfectionner son anglais, Néron brûlait de revoir Rome

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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Millième Génération' a été posté le : 07/01/03 10:12

... pendant ce temps, quelque part dans un petit bar parisien rose saumon...

" Bon. J'en peux plus. "
Les gars en gris installés à côté parlaient de leur boulot, les deux meufs expliquaient leurs problèmes avec les autres...

" Une solution. Regarder le plafond... bordel, je sais pas, faites quelque chose n'importe quoi… envoyez-moi un ange, un démon, un colis postal, un trombone, un pneu, je m'en fous ********, faites quelque chose... "

La jeune brunette affirmait sa volonté de défendre les droits de la femme exploitée, notamment sur l'affiche de gauche, l'horreur de la " femme-objet "...
Jam aurait voulu répondre que si une pétasse, ou une femme, était fière de son physique et voulait le dire, ce n'était pas une raison valable pour lui taper dessus. N'allez pas lui faire croire que ces deux jeunes mascaratées moulées dans leur pull s'opposaient tant à cette " recherche du beau " que la bikinienne rouge semblait avoir fièrement trouvé en posant dans la pub. Déjà.
Ensuite, c'est bon, l'humanité a avancé, les hommes savent que toutes les femmes ne se baladent pas dans la rue en montrant leur cul, il paraît même qu'il y en a qui ont un boulot... alors si, encore une fois, certaines veulent se montrer en barbie plutôt qu'en ménagère en tablier à pois blanc...
" Et puis ********, une pub pour de la lingerie... tu veux faire poser quoi ? Un panda femelle ? Y'en a qui sont...
- Salut.
... interrompants. "

Jam leva avec effort les yeux sur le propriétaire de la voix charmeuse. Un grand chataîn-blond, les yeux verts, un joli visage imparfait, un physique appréciable mais pas trop, un gars insolite qui se la joue beau-gosse. Un mégalo. Un mec déjà vu. Elle cru bon de répondre :
- Salut.
Silence bruité par les voisins de table. Besoin intensif de dire autre chose.
- ... euh, qu'est-ce que tu fais là ?
Il semblait avoir de meilleurs réflexes qu'elle et riposta assez rapidement, sur le ton hybride de l'information anodine croisée avec un télégraphe :
- Margot m'a passé ton numéro. Tu répondais pas. Je l'ai rappelée. Elle m'a dit que tu étais susceptible d'être là. Je suis passé à neuf heures, personne. Je suis reparti. Puis finalement j'ai décidé de passer la soirée ici. Je suis revenu.
Silence.
Il la regarda d'un oeil indécis, elle pensa " ouaaou, il sait lever un seul sourcil à la fois... ah, il va parler... "
- ... tu... tu ne m'interromps pas ?
" Ce type est étrange, d'ailleurs son pull est à l'envers... hmm... mais sa braguette est fermée... "
- Bah euh... non euh... j't'écoute.
- Ah.
Elle ferma imperceptiblement les yeux :
- ... je sais pas euh... enfin c'est marrant de te voir.
Elle avait ajouté un sourire inquiet, ce gars allait peut-être s'expliquer.
- Oui, en fait...
Il s'assit en face d'elle.
- ... je sais pas trop. En fait c'est un coup de tête, je sais pas, on s'entendait pas trop mal, j't'ai proposé de te trouver un studio l'aut' jour, t'avais l'air d'accord...
Il s'était arrêté et attendait manifestement une réponse. La fille d'à côté ria en hoquetant, Jam la regarda, puis revint à son locuteur, avant de se souvenir de quoi ils parlaient et de tenter un :
- ... boui...
Mais Hugo avait une logique construite à exposer, il persévérait, comme s'il manquait de temps.
- ... et... je sais pas, j'ai tendance à te faire confiance. T'as une bonne tête. En plus, un peu tous tes amis m'ont parlé de toi, mais enfin voilà, je sais pas, je pars demain... avec des potes... ce serait une occasion, j'aimerais bien t'inviter. On part demain soir.
Une réponse ? Une remarque ?
- T'as l'air bavard.
- Ah...
********. Il faisait trop chaud pour répliquer un " Faut qu'j' réfléchisse... ". De toute façon, il n'y avait pas plus à réfléchir.
- ... et vous allez où ?
Il parut embarrassé.
- ... ben...
" Erreur sur la question, cet entretien se dégrade de plus en plus... "
Il la regarda perplexe et demanda :
- Pourquoi tu fais cette tête-là ?
Elle haussa ses sourcils avec une inexorable simultanéité :
- Moi ? Je fais une tête particulière ?
- C'était une impression.
" D'abord j'ai une bonne tête. Puis manque de pot il lui arrive de devenir particulière... déchéance... "
Hugo regarda les quatre pintes vides posées devant elle, entre lesquelles elle faisait jouer ses mains. Un raisonnement entraîna une question :
- T'es là depuis longtemps ?
- Je viens d'arriver. Y'a peut-être... cinq, dix... minutes.
" Réponse dénonçant mon alcoolisme... et re-********. Foutu pour ce soir...
- ... alors ? Tu veux bien venir avec nous ?
... tiens, pas tout à fait. "
Elle haussa les épaules :
- ... ouais ?
A nouveau ce salaud réussit à ne mettre en interrogation que son sourcil droit en formulant sa phrase :
- Et ce serait épanouissant si l'on arrivait à faire des phrases affirmatives, peut-être ?
- C'était une question ?
- C'était une réponse?
Elle essaya vainement de récupérer le fond du verre.
- C'était rhétorique, ça ne compte pas...
Les rien-à-dire des soirées bourrade. Les rien-à-dire encore pires des soirées bourrade interrompues. Elle le regarda baisser les yeux vers la table et murmurer :
- J'te dérange là ?
- Non pas du tout.
" Et voilà... je fais l'effort de sourire, la lumière éclaire doucement et magiquement mes cheveux, l'ombre valorise mon regard, et ce con joue avec la nappe. "
Il releva les yeux.
- Je voudrais te demander autre chose.
- Vas-y.


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Millième Génération' a été posté le : 27/01/03 20:30
- Pourquoi tu t'appelles Jam ? C'est le diminutif arrangé de Jeanne ? Jamy ? ou c'est un prénom norvégien ...ou c'est " jamais "?
Il sembla qu'elle pouvait l'interrompre.
- C'est un embouteillage.
C'était peut-être un peu brutal comme réponse, elle dut enchaîner :
- ... euh... c'est un surnom, c'est... c'est de l'anglais. C'est " bloqué " " coincé " " encombré ", mais aussi " s'entasser ", " embouteillage " et tout plein d'autres trucs débiles. Mais plus concrètement c'est un titre de chanson, et c'est un ami qui m'a appelée comme ça. J'aime pas mon prénom, en général je ne le donne pas, et je n'aime pas non plus qu'on s'en serve. Lui m'appelait comme ça, puis finalement ça s'est généralisé, par flemme totale.
- Et c'est quoi ton vrai prénom ?
" Tu serais pas un peu con ? Ah... ********. "
-... en fait... je pense que tu devines que si je me fais appeler autrement, et que je te raconte tout ça, c'est que je n'ai pas envie de te balancer mon nom natif...
- J'aurais essayé. Mais je ne m'avoue pas vaincu, je te propose un échange éolien...
" Yes, j'aime quand je ne comprends pas ce qu'on me dit... "
Hugo poussa sa chaise en arrière, et commença à s'expliquer calmement :
- ... on a tous les deux un truc inavouable, on se donne mutuellement quelque chose histoire de se mettre en confiance, si tu refuses ce que je te donne, tu choisis de ne rien me dire, si je refuse ce que tu me donnes, je choisis de ne rien te dire...
Jam essaya de replacer la théorie dans ses conséquences pratiques, en s'aidant de ses mains.
- Euh attends-là... il y a arnaque. L'un de nous peut avouer son truc, sans connaître celui de l'autre... si j'ai compris ?... ce qui n'est pas sûr...
- Bah oui, mais bon, c'est un risque à prendre, et tu peux toujours te dé********r pour me passer un truc bien que je ne peux te rendre.
" Un cure-dent ultra perfectionné à adhésion instantanée et éternelle ? "
- Je trouve ça un peu... débile peut-être.
Elle sourit et reprit :
-… mais je n'ai pas non plus envie de me prendre la tête ce soir. Tiens, au fait, tu ne bois pas ?
Il sembla gêné par la question, comme si elle était à double sens, puis articula un " non ". Elle ajouta :
- ... d'accord. Je te préviens, je ne suis pas au mieux de ma forme, je ne fais aucun effort pour faire aboutir ma pensée en phrases construites, ni pour être aimable, ni pour...
- Ne te fatigue pas. Tu as ma sympathie assurée.
Elle plissa à nouveau le front, en penchant la tête. Il fait chaud... elle essaya de réfléchir.
- Mais pourquoi tu m'as parlé de ce truc, échange éolien...
- Parce qu'en fait, je te l'ai dit, j'ai bien envie de te faire confiance et ce que j'ai à te dire concerne la semaine de vacances, et mes amis. J'aimerais pas que tu t'étonnes.
Trop tard pour se poser des questions, même pour être mal-aimable. L'alcool fait son premier effet, pareil à celui d'une couette fraîche et moelleuse qui murmurerait : " Hein, t'es bien là ? … hein qu't'es bien ?… reste… pourquoi me quitter si tôt ? ". Donc elle se laissa aller à la proposition :
- D'accord. Mais je n'ai qu'un briquet à moitié vidé à te proposer.
- C'est pas grave.



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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Millième Génération' a été posté le : 13/03/05 01:14
Pouf, me revoilà sur ces terres. pourquoi un si long temps d'absence, et tout ça ?

Bah. d'abord parce que je n'étais pas convaincue de ce que j'écrivais et que j'ai passé du temps à vouloir ré-écrire, changer, ré-écrire, à vide.

Ensuite parce que la suite que je vais vous proposez n'est malheureusement officiellement pas accessible au moins de 18 ans (je pense) (il s'agit bêtement d'une scène de cul, rien à vois avec une scène d'amour) ce qui m'ennuie pour sa publication ici. J'hésite encore entre la mettre et tout simplement censurer.

Peut-être si j'avais votre avis ? Bon ! j'opte pour l'instant pour d'abord la censurer (j'ai horreur de tronquer un texte comme ça, mais bon) je mettrais ce terrible résumé : il s'est passé des choses entre Hugo et Jam ;)



- Et je ne fume pas. C’est pour… au cas où.
- Moi non plus.
- Très bien, ce sera un cadeau utile.

Les deux gars et les deux filles se laissaient enfumer par les paroles d’Hugo, particulièrement bavard cette nuit. Ils n'étaient pas attentifs à ce qu'ils disaient mais gardaient l'impression curieuse qu'un dialogue s'était formé entre les deux voisins. Hugo avait fini par accepter une bière. Le dernier métro s'était sûrement barré. Bon, ils rentreront à pieds. Critiques, blagues de cul, blagues spirituelles, anecdotes touchantes, personnelles comme générales, allusions dirigées et inabouties, proximité évidente et envie d'un soir, ce soir.

Ça c’est l’alcool. Et puis les petits yeux verts là, bleu-vert. Trop clairs pour être si honnêtes. Jam ne faisait vraiment pas le poids à côté.
Mais autant poser les choses : si les deux veulent prendre du bon temps bien qu’il y ait inégalité (Le grand blond versus la chaussure délavée) et que donc l’un d’eux s’expose à plus de désagréments, c’est son problème. Si c’est un piège ou un paris débile entre potes, qu’est-ce que ça peut bien nous foutre la connerie humaine, si moi j’ai ma vie posée et mes envies ( dans ce cas présent, mon envie de baiser et d’être cajolée) ? Jam s’éclaircit d’un sourire.
Pour Hugo, c’était une ouverture :
- Bon. Alors, j'te raccompagne ?
- Boaf. Comme tu veux, moi je vais à Alésia.
- C'est loin.
- Certes.
Sourde hésitation.
- Bon allez je te raccompagne.
- T'as qu'ça à faire. Toi.
- Ouais.
Il est tout heureux.
Ils marchèrent jusqu'à Bastille, en longeant les quais, puis Hugo pointa un immeuble du doigt.
- Moi j'habite là.
- Je sais, j’y suis déjà venue tu te souviens ?
Il sourit bêtement genre « je sais bien, mais raaah je voulais dire… »
Lente hésitation.
- ... tu peux dormir là si tu veux.
Elle secoua lentement la tête, les mains dans les poches, gratouillant le sol avec son talon :
- Ouais... tu sais ce que ça veut dire en général ce genre de proposition ? Qu’on soit bien clairs. Enfin je parle pas forcément pour toi. Ni pour moi. Mais bon, faut avouer que c'est pas non plus « anodin »... je voudrais pas que tu t’imagines…
Allez, ça c’est la touche d’hypocrisie « j’ai pas envie de baiser » au cas où, en fait, il pense faire une partie de Pyramide et inviter les voisins.

Mais le fourbe tendre répondit :
- Non ce n’est pas anodin non.
Elle regarda le vide, sur sa gauche. Toute rouge. Toute mi-mi.
- D'accord, comme ça c'est clair.
- Certes.
- Non mais je voudrais pas que tu me crois...
- Mais je ne crois rien du tout.
- Bien.
- Bien.
- Enfin c’est bon ! On se connaît.
- Oui mais tu sais. Même chez les gens biens, la culture… la société… l’inconscient… ça joue… le blabla le… tu t’en fous… ?
- Bah, tu prêches le vent. Je te connais Jam, on a assez longuement et surtout facilement parlé.
Il lui ouvrit la porte et fit un signe de la main en parlant moins fort :
- C'est par là.
Chuchotement :
- Je sais…
Ils montèrent les escaliers, troisième étage, porte du milieu.
- Ne fais pas gaffe au merdier.
- De toute façon je ne vois rien.
Il jeta les clefs qui atterrirent sur un jean et referma la porte. Elle posa son sac à dos, retira son écharpe, son manteau, ses chaussures. Il l'observa.
- Tu veux boire quelque chose ?
- Non merci. Je peux aller aux toilettes ?
- Hum... tu n'as pas dit « chiottes ».
Elle le regarda avec l'impossibilité de répondre quoi que ce soit. Enfin, c'est vrai, sa remarque était complètement crétine...
- ...
- Okay vas-y, n'éteins pas la lumière.
Il se rinça un verre, l'essuya, entendit la chasse d'eau, et une voix se rapprochant.
- Besoin d'aide pour la vaisselle ?
Elle n'était pas tout à fait rentrée dans la cuisine-intégrée, laissait sa main sur la demie cloison et le regardait passer une éponge sur l'évier et s'étonner.
- Tu es rapide.
- Oui.
- Et tu ne vas pas toutes les cinq minutes aux chiottes.
- Non.
Il se retourna vers elle :
- Et pourtant tu es bien une femme ?
- Tu vérifieras ça tout à l'heure. Mais j’ai la vessie conciliante.
Il posa l'éponge, éteignit l'halogène et s'en fut dans le couloir.
Le studio, propre et bordélique, Jam regarda sans inquisition les c.d.s, bouquins, affiches, synthé... entendit la chasse, puis l'arrivée du maître de maison.
Elle croisa les bras quand il fut devant elle, puis soupira :
- Bon.
- Pressée ?
- Je... je peux faire « bon », quand même.
-... non parce que moi je le suis un peu.
Elle le regarda dubitative.
- T'as quelque chose à faire après ?
- Ben... non, mais j'ai quelque chose à faire maintenant quoi...
Elle regarda encore à gauche. Ses réparties étaient fortement critiquables. Pourvu qu'il s'arrête de parler. Vite.
- Au moins tu… associes, on va dire, à ta clarté intellectuelle un certain... tact.
- Tout à fait. Le canapé ou le lit ?
- Je... je m'en contre-fous.
- Parfait. Les deux.
- Tu éteins la lumière ?
- A tes ordres.
Pfff je dois vraiment être dans un drôle d'état pour vivre ça là. Enfin bon.

Censuré :) "Il s'est passé des choses entre Hugo et Jam


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Manendi Etonae ad perficiendas Britannicas litteras, Nero flagrabat desiderio Urbis.

En séjour à Eton pour perfectionner son anglais, Néron brûlait de revoir Rome

Citation :
ZiGGy> Tu permet une MAJ de mon avis dans ton profil: "Grade : chieuse. Talent : max.

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Armorphée

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Pourquoi vous regardez ca ?
Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Millième Génération' a été posté le : 13/03/05 01:19
[suite]

Il resta collé à la moiteur de Jam, tant que la chaleur était là et articula :
- C'est la première fois que je fais ça.
Elle demanda sans grande conviction (mais ça arrive quand on parle sans réfléchir) :
- C'est la première fois que tu essayes la table ?
- Non. C'est la première fois que je laisse quelqu'un indemne ensuite.

Ça veut pas dire que c’était bien.

Maintenant, son plaisir propre étant seul en jeu pour Jam, on peut pas dire que ça la traumatisait. Ça veut pas dire non plus que c’était à périr d’ennui. Ça voulait pas dire…
Elle renonça à comprendre. De toute façon ce n'était qu'un chuchotement... de toute façon je me barrais demain matin… il va falloir arrêter l’alcool. C’est bien de faire l’amour. C’est bien d’être d’accord sur la question. On prend un repas, on partage un plaisir à deux. On est célibataire, on se plaît, c’est pareil.

Mais c’est quand même MAL…(mais alors pourquoi ?) ne voulant pas partager la spongitude du cerveau de certaines, Jam refusait d’écrire un journal… mais il va falloir arrêter l’alcool avec les amis mâles, il va falloir prendre conscience qu’on est heureuse. Avec deux jambes, deux yeux, une relative myopie, un métier, un appart’ et surtout de la nourriture.
Et donc arrêter de se faire des migraines et des questions blessantes pour une sensiblerie sismique parce qu’on s’écoute trop.

Hum, joli…

Une main à doigts passa dans les cheveux de la miss, raclant son front et s’arrêtant dans les nœuds.
- J'aime bien tes cheveux.
- ...
- On peut considérer notre affaire comme un... échange éolien ?

Bordel, il remet ça.

- Alors comme ça… (regard de tueuse) tu n'aimes pas mon briquet ?
- Tu ne (regard énigmatique) me l'as pas encore donné…

Elle désigna le sol au loin.
- Tu peux aller le chercher, il est dans la poche de mon pantalon.
- Je n’ai rien à te donner, que tu garderais. Et de toute façon, je n'ai pas besoin d’un briquet.

Il s'arrêta, avant de demander :
- Alors, c'est quoi ton vrai prénom ?
- Petit malin. Tu vas être déçu.
- Pas grave.
- Marie...
Il la regarda incrédule.
- Bah il est bien... ?
- Oui mais je ne l'aime pas... Cela ne s'explique pas. Peut-être trop connoté.
- Moi je pensais à Gilberte, Gertrude, Germaine, Jeannine, Walstrade...
- ... trêve de plaisanteries jeune homme. Qu'est-ce que tu avais à me dire ?
- Je suis un vampire.

Elle avait laissé un blanc, parce que cela l'arrangeait, puis parce qu'il la tenait gentiment, et parce que ce n'était pas un moment propice à la réflexion. Bien qu'elle ait eu le temps de penser trois choses : « ça me rappelle étrangement Entretien avec un Vampire »... « je pourrais écrire un bouquin là-dessus... » et « ce con se la pète ».

Elle ne voulait pas demander bêtement : « Qu'est-ce que tu entends par-là ? », donc elle cherchait une autre expression moins typée, donc elle avait mal à la tête et donc elle se taisait.

Hugo se sentit mal à l'aise.

Faire un cours d'Histoire Naturelle serait long et inapproprié et s'expliquer en quelques minutes se révélait fastidieux, « mais pourquoi j'ai couché avec elle avant ? ».

Il prit la parole :
- ... tu ne te demandes pas... enfin, tu ne te demandes rien ?
- ... bah si. Quand même.
- ... tu veux que je t'explique ?
- ... bah oui. Peut-être.
- T'as pas peur que je te saoule ?
- Tu ne sauras pas être bref ?
- Je sais pas. Waeuh si. Donc, bon. Voilà. Je... je bois du sang et je crains le soleil.
- ... et tu cries « Tempêêêêêêêêêête ».
- ... non.
-… et tu es né il y a quatre cent ans dans les hautes terres d’Ecosse.
- … non, je suis né en 73.
- Ah ouais. Donc tu es jeune. Mais ma question détournée c'était : « Es-tu immortel » ?

...


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