Champion du JDR écoresponsable

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 28-07-01
Messages : 4411
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Schillick-sur-lie
|
|
|
|
|
A history of violence a été posté le : 03/11/05 23:42
|
L'histoire en quelques mots : Tom Stall, brave père d'une famille modèle de l'Indiana voit sa vie bouleversée quand il sauve ses employés et clients en tuant deux braqueurs de son restaurant, devenant le héros local. Mais que lui arrivera t'il, et à sa famille, suite à cette soudaine notoriété? Est-il vraiment le héros qu'il parait?
Du gros thriller, avec un plot assez classique. Mais pas forcément trés classique, comme film...
Avertissements : -12 (sexe/violence modérés)
Scénar : on glisse subtilement dans le thriller, en voyant la lente évolution du personnage de Tom Stall. Certains dialogues sont énaurmes, dont le dialogue des frères au final qui m'a laissé sur le cul. La pure tranquillité passe à un déchaînement subit de violence en un clin d'oeil...
On rit devant ce film, mais plus nerveusement ou jaune que suite à un coup d'humour.
Quelques petites longueurs de "liaison" pas encore rédhibitoires.
Filmo : du Cronenberg qui tache à base de plans ultra-serrés et de travellings adaptés. Les scènes d'action sont époustouflantes. De la bidoche à l'écran, réaliste (bon appétit, bien sûr!).
Acteurs : ca se fait plaisir là-dedans. Et pour une fois, un film sans gamins qui surjouent! Viggo Mortensen trouve là un rôle avec une dimension psychologique dont il se tire avec les honneurs. L'ensemble est bon, mention spéciale à W. Hurt!
Musique : Là où Cronenberg passe, souvent Shore est là. Howard Shore qui sait ici se faire discret... petites musiques d'accompagnement dans la droite ligne des performances du SdA... c'est conforme au sujet, et c'est tant mieux.
Overall : ah ben mes aïeux, ca dépote. Pas forcément super original, mais avec des pistes intéressantes : crime, pardon, rédemption.
> A voir aprés manger. IMDB : 8-9/10
PS : merci à limacebarbare qui m'a rappelé que ce film était sorti hier 
|
|
Dernière mise à jour par : Yuki le 03/11/05 23:47
|
-------------------- Endless is my errand...
La vraie morale se moque de la morale (Pascal).
Que laper règne sur la terre comme au ciel, et que les spiritueux soient avec votre esprit!
"... Toi qui baisas ma femme Guenièvre sur un magnifique critique, tu dois te faire le champion du JDR écoresponsable. Entends ma parole : dorénavant, chaque feuille de PJ mort devra être recyclée en compost." - Le roi du JDR by monsieur le chien
|
|
|
|
Cachée
|
|
Hippo light

-= Chaos Legions =-
Inscription le 27-07-01
Messages : 2674
Age : 40 ans
Lieu de résidence : Lyon
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'A history of violence' a été posté le : 07/11/05 16:33
|
Et bien un film vraiment surprenant et couillu sous ses dehors de thriller pépère (d'ailleurs le premier plan séquence moite et apathique qui révèle l'horreur est assez emblématique du film).
Cronenberg s'amuse visiblement à faire du thème du film le moteur de l'histoire. Ce ne sont pas les persos, ou les choses qui leur arrivent qui déclenchent les scènes, mais bel et bien la nature même de la violence. Une fois l'évenment déclencheur au dinning passé, on voit petit à petit ces personnages qui avait l'air sain, se déregler et montrer leur plus bas instincts sous l'emprise de la Violence.
Le film est etrangement cérébral, mais en même temps très primitif (scènes de violence et de sexe très crues). Ce qui donne un petit côté déroutant très plaisant. En plus le dernier acte tombe carrément dans l'humour noir très bien géré (surement grace au personnage impayable de William Hurt).
Les acteurs sont tous très bon (perso petite préférence pour Ed Harris et son look hard-boiled), la mise en scène faussement classique, inspiré, l'histoire est prenante et le musique colle bien.
En bref, très recommendable.
--------------------
Les formules n'ont pas changé le monde, elles ont lavé les mots.
|
|
|
|
Cachée
|
|
Grand Pourrisseur

-= Chaos Servants =-
Inscription le 19-12-03
Messages : 429
Age : 41 ans
Lieu de résidence : Tournai(belgique)
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'A history of violence' a été posté le : 26/11/05 18:08
|
Je cosigne toutes les notes positives pour ce film. Je ne pourrais dire plus que ce qu'il n'y a été dit, si ce n'est que pour ma part, passer d'Aragorn à Tom Hall, avec la même qualité de jeu, si pas mieux, je dis chapeau Vigo !
Ce que j'ai moins apprécié (attention SPOILERS inévitables) :
-> Les scènes d'action sont bien tournées, mais manque un peu de réalisme, et certains détails accrochent. Par exemple, la carabine qui tombe à droite de Vigo lorsque ses "amis" viennent le chercher, et qui se retrouve ramassée par le gamin que personne évidemment n'avait vu arriver, et qui tire par la gauche. Ou le frère qui reste tout penaud à attendre son tour derrière la porte, sans même penser à tirer à travers.
Personnellement, ce sont des détails peu importants, mais ça me titile sur le moment. Mais ça ne reste que des détails, ce n'est pas un film d'action en soi.
-> L'intensité et le gout des scènes de violences sont excellentes, mais la façon de les traiter sont trop courtes à mon gout. Je m'explique à l'aide d'exemples, avant de passer pour un adolescent abruti et assoiffé de violence 
Après la scène de sexe dans l'escalier (scène surréaliste, j'adore), on remarque que sa femme continue à lui en vouloir, juste parce qu'elle le nie en sortant de la salle de bain. La fuite de sa femme n'en reste pas moins une démarche banale, et non une démarche "furax". De plus, où est la petite durant tous ces moments là ?
Et j'enchainerais dessus, on voit que le fils lui en veut, mais il n'en reste pas moins à la maison, alors que la fille, qui est finalement au courant, ne lui fais aucun commentaire, même pas un "c'est vrai ce qu'on dit papa ?"...
Je résumerai donc ma pensée un peu chaotique par : on voit bien la montée de violence verbale et sanglante, mais pas assez la violence conjuguale dans l'ensemble de la famille. Elle est surtout focalisée sur la femme, ce que je concois bien, mais la réaction d'effroi et des colères des enfants est fausse ou inexistante.
Aussi, on voit que le fils entre lui aussi dans une escalade de violence, mais on ne voit même pas où cela le mène, si ce n'est à une incohérence d'éducation du père.
-> La fin m'a quelquepeu déçue. Elle a un gout simpliste, qui enlève toute moralité ou toute fin prédéfinie, et en cela, elle est excellente !
Mais on a la réaction de la fille, du fils... mais pas de la mère. De plus, je doute qu'en tuant son frère, l'escalade de la violence ne continue pas dans le milieu de la pègre. Je suis peut-être habitué aux films américains où dans ce cas de figure, 2 options sont possibles, càd 'tuer le grand méchant loup' ou 'se suicider'.
De plus, je pense qu'en pareil cas de figure, je ne pardonnerai pas si facilement à mon père, même si je savais qu'il avait arrêté l'escalade de violence.
En conclusion, certaines choses me chagrinent, mais ça n'enlève rien à la note émise par Yuki, que je cosigne.
|
|
|
|
Cachée
|
|
Cthulhu Ninja

-= Chaos Legions =-
Inscription le 05-02-05
Messages : 2675
Age : 62 ans
Lieu de résidence : Créteil sur mer
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'A history of violence' a été posté le : 14/12/05 13:55
|
Ben personnellement, j'ai apprécié, mais trouvé l'ensemble un peu vain. Au final, on se retrouve face à un polar au thème fort classique... Mais rien de plus. cronenberg donne d'habitude du signifiant à ses films, mais là, je n'ai rien vu de tel, il n'y a qu'une histoire. Bien faite, bien interprétée (Encore que le perso de Mortensen soit un peu trop Rambo à mon goût), mais je n'ai pas eu envie de prolonger la réflexion, si réflexion il y avait. C'est la même absence de démarche qu'un "Baise-moi" (Toute proportions gardées) : un maximum de scènes prétendûment choquantes en 90mn, sans réflexion, sans morale (heureusement !), sans autre volonté que celle de choquer celui qui peut encore l'être. Cela se laisse voir, puis s'oublie, tel le blockbuster moyen. Ou alors je n'ai rien compris ?
-------------------- Ex-casse-les-burnes, la signature iconoclaste !
Diplômé de nanarologie à l'université de Remontay-les-Bobines
Notre maison d'éditions : http://www.ed-malpertuis.com
Lisez Mythologica : http://revue.mythologica.net/
Vendu 7000 PO à Teocali, qui en a aussitôt fait cadeau à Miss Oph !
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver !" — Baldur Von Schirach (qui la piqua à Hans Jonnst), colonel SA, chef des Jeunesse hitlériennes, responsable de 185 000 déportations.
|
|
|
|
Cachée
|
|
|
|
|
|
|